Dans cet article
- Adopter un chien venant de Roumanie coûte en moyenne entre 200 et 400 euros, frais de transport et vaccins inclus selon l’association
- Le chien doit obligatoirement posséder un passeport européen, une puce électronique et un vaccin antirabique valide pour entrer en France
- Les maladies vectorielles comme la leishmaniose, la babésiose et la dirofilariose nécessitent un dépistage systématique à l’arrivée
- Un chien roumain craintif peut mettre entre 3 et 12 mois pour se sociabiliser pleinement dans son nouveau foyer
- Plus de 600 000 chiens errants vivent encore en Roumanie selon les estimations des ONG de protection animale
- Choisir une association déclarée et transparente sur ses protocoles sanitaires reste la clé d’une adoption réussie
Sommaire
- Pourquoi adopter un chien de Roumanie ?
- Est-ce une bonne idée ? Mon avis de vétérinaire
- Combien coûte l’adoption d’un chien de Roumanie ?
- Comment ramener un chien de Roumanie en France
- Maladies des chiens de Roumanie : les risques réels
- Chien roumain craintif : comprendre et accompagner
- Choisir une association sérieuse pour adopter
- Les premiers mois après l’adoption : mon protocole
- Avis d’adoptants : retours d’expérience concrets
Depuis plus de dix ans, je vois arriver dans ma clinique de Limoges des chiens adoptés à l’étranger, et parmi eux, une proportion croissante de chiens venus de Roumanie. Certains sont des merveilles d’adaptation, d’autres arrivent avec un passé traumatisant qui demande patience et méthode. Si vous cherchez un avis sincère sur le fait d’adopter un chien venant de Roumanie, je vais vous donner le mien sans langue de bois : celui d’une vétérinaire qui a examiné, vacciné et suivi des dizaines de ces chiens, et qui a aussi consolé des adoptants dépassés.
Ce guide n’est ni un plaidoyer ni une mise en garde aveugle. C’est un état des lieux médical, comportemental et administratif pour vous aider à prendre votre décision en connaissance de cause.
Pourquoi adopter un chien de Roumanie ?
La Roumanie reste l’un des pays européens les plus touchés par la surpopulation canine. On estime qu’environ 600 000 chiens errent dans les rues et les campagnes du pays. Les refuges publics, souvent sous-financés, pratiquent encore l’euthanasie de masse après un délai de fourrière très court. C’est dans ce contexte que des associations françaises et européennes organisent le sauvetage et le placement de ces animaux.
Adopter un chien de Roumanie, c’est avant tout un acte de solidarité animale transfrontalière. Ces chiens n’ont souvent connu que la rue, la faim et la peur. Leur offrir un foyer, c’est littéralement leur sauver la vie. Mais au-delà de l’émotion, il y a aussi des raisons pragmatiques :
- Les chiens roumains sont souvent des croisés robustes, dotés d’un système immunitaire forgé par la vie en extérieur
- Le coût d’adoption est généralement inférieur à celui d’un élevage ou d’un refuge français
- Beaucoup de ces chiens sont de taille moyenne (15 à 25 kg), un gabarit très recherché par les familles
- L’adoption permet de libérer une place en refuge roumain pour un autre chien en danger
Cela dit, je tiens à préciser que l’adoption locale reste une option tout aussi noble. Si vous êtes en région parisienne, vous pouvez consulter mon article sur l’adoption d’un chien en Île-de-France pour explorer les refuges proches de chez vous.

Est-ce une bonne idée ? Mon avis de vétérinaire
Ma réponse est nuancée : oui, à condition de s’y préparer sérieusement. En douze ans de pratique, j’ai vu autant de belles réussites que de situations difficiles. La différence tient presque toujours à trois facteurs : le sérieux de l’association, la préparation de l’adoptant et le suivi vétérinaire dès l’arrivée du chien.
Adopter un chien venant de Roumanie n’est pas comme adopter un chiot né en élevage français. Vous accueillez un animal qui a potentiellement vécu dans la rue, subi des violences, souffert de la faim, ou passé des mois dans un refuge surpeuplé. Cela implique :
- Un temps d’adaptation plus long que pour un chien sociabilisé dès la naissance
- Des bilans de santé approfondis incluant le dépistage de maladies spécifiques à l’Europe de l’Est
- Une capacité à gérer des comportements de peur (fuite, agressivité défensive, destruction)
- Un budget vétérinaire initial potentiellement plus élevé que la moyenne
Je recommande souvent aux adoptants potentiels de se poser cette question : « Suis-je prêt à investir 6 à 12 mois de patience avant de voir mon chien s’épanouir pleinement ? » Si la réponse est oui, alors l’adoption peut être une expérience formidable. Le lien qui se crée avec un chien rescapé, une fois la confiance établie, est d’une intensité rare.
En revanche, si vous cherchez un compagnon immédiatement sociable, joueur et sans contrainte particulière, un chien réformé ou retraité peut être une alternative plus adaptée à votre situation.
Combien coûte l’adoption d’un chien de Roumanie ?
Le coût d’adoption varie selon les associations, mais la plupart demandent une participation aux frais qui couvre les soins vétérinaires réalisés en Roumanie, le transport et les démarches administratives. Voici un tableau récapitulatif basé sur les tarifs que je constate chez les associations sérieuses :
| Poste de dépense | Coût moyen | Observations |
|---|---|---|
| Frais d’adoption (association) | 200 à 400 € | Inclut stérilisation, vaccins de base, puce |
| Transport Roumanie → France | 0 à 150 € | Souvent inclus ; parfois en supplément |
| Passeport européen + titrage rage | Inclus | Obligatoire, pris en charge par l’association |
| Bilan vétérinaire à l’arrivée | 80 à 150 € | Examen clinique + analyses sanguines |
| Dépistage maladies vectorielles | 60 à 120 € | Leishmaniose, ehrlichiose, dirofilariose |
| Vermifugation + antiparasitaires | 30 à 60 € | Protocole renforcé les 3 premiers mois |
| Rappels vaccinaux en France | 50 à 80 € | Selon le carnet de vaccination fourni |
| Total première année | 420 à 960 € | Variable selon l’état de santé du chien |
Ce total peut sembler élevé, mais il reste nettement inférieur au prix d’un chien de race en élevage (800 à 2 500 euros en moyenne). N’oubliez pas d’intégrer aussi le coût récurrent d’une consultation vétérinaire annuelle pour le suivi de votre compagnon.
Je vous déconseille fortement les associations qui demandent des frais anormalement bas (moins de 150 euros) ou, à l’inverse, des sommes excessives (plus de 600 euros sans justification détaillée). Dans les deux cas, c’est un signal d’alerte.
Comment ramener un chien de Roumanie en France
La réglementation européenne encadre strictement le transfert d’animaux de compagnie entre pays membres. Voici les conditions obligatoires pour qu’un chien roumain entre légalement en France, conformément au règlement européen sur les mouvements non commerciaux d’animaux de compagnie :
- Identification par puce électronique (transpondeur ISO 11784/11785)
- Vaccination antirabique en cours de validité : au moins 21 jours après la primo-vaccination
- Passeport européen pour animal de compagnie délivré par un vétérinaire agréé en Roumanie
- Traitement antiparasitaire contre l’échinococcose (Echinococcus multilocularis) entre 24 et 120 heures avant l’entrée en France
En pratique, la majorité des associations sérieuses gèrent l’ensemble de ces formalités. Le transport s’effectue généralement par convoi routier organisé, avec des véhicules adaptés au transport d’animaux vivants. Certains chiens voyagent aussi en avion, dans la soute pressurisée, lorsque l’association en a les moyens.
Un point crucial : le titrage sérique des anticorps antirabiques n’est techniquement plus obligatoire pour les transferts intra-UE depuis que la Roumanie est membre. Cependant, je recommande systématiquement de le demander à l’association, car il constitue une preuve supplémentaire de la protection effective du chien. Cela facilite aussi les démarches si vous voyagez ensuite avec votre chien hors UE.
Attention aux adoptions « sauvages » organisées via les réseaux sociaux, où un particulier vous propose de ramener un chien directement dans sa voiture. Sans les documents réglementaires, vous risquez une saisie de l’animal à la frontière et des poursuites pour importation illégale.

Maladies des chiens de Roumanie : les risques réels
C’est le sujet qui préoccupe le plus les adoptants, et à juste titre. Les chiens de Roumanie évoluent dans un environnement parasitaire différent de celui de la France métropolitaine. Certaines maladies vectorielles, transmises par les tiques ou les moustiques, sont endémiques en Roumanie et encore rares (mais en progression) en France.
Voici les principales pathologies que je recherche systématiquement lors du bilan d’arrivée :
- Leishmaniose : transmise par les phlébotomes. Maladie chronique, potentiellement grave, qui touche la peau, les reins et le foie. Un dépistage sérologique est indispensable
- Babésiose (piroplasmose) : transmise par les tiques. Provoque une destruction des globules rouges. Fréquente en Roumanie comme en France
- Ehrlichiose : maladie bactérienne transmise par la tique brune du chien. Peut rester silencieuse pendant des mois avant de provoquer anémie et fièvre
- Dirofilariose (vers du cœur) : transmise par les moustiques. Le ver adulte colonise le cœur et les artères pulmonaires. Dépistage par test sanguin rapide
- Giardiose et parasitoses intestinales : très fréquentes chez les chiens de rue. Un examen coproscopique permet de les identifier
Je ne dis pas cela pour effrayer, mais pour préparer. La grande majorité de ces maladies se traitent efficacement lorsqu’elles sont détectées tôt. C’est pourquoi je recommande un bilan complet dans les 48 heures suivant l’arrivée du chien, puis un contrôle à 3 mois et à 6 mois.
Pour compléter le protocole antiparasitaire, consultez mon article sur quand vermifuger son chien : la fréquence doit être adaptée au profil de risque de votre animal.
J’insiste également sur l’importance de signaler à votre vétérinaire que votre chien vient de Roumanie. Cela change radicalement le diagnostic différentiel en cas de symptômes non spécifiques (fatigue, perte d’appétit, fièvre). Un confrère non informé pourrait passer à côté d’une ehrlichiose en pensant à une simple gastro-entérite. Les recommandations de l’ESCCAP (European Scientific Counsel Companion Animal Parasites) fournissent un cadre de référence pour le dépistage des maladies parasitaires chez les animaux importés.
Chien roumain craintif : comprendre et accompagner
Un chien roumain craintif n’est pas un chien « difficile ». C’est un chien dont le cerveau a été façonné par la survie. La peur est une réponse adaptative parfaitement normale pour un animal qui a grandi sans contact humain positif, voire en subissant des violences.
Voici ce que j’observe le plus souvent en consultation lors des premières semaines :
- Réflexe de fuite : le chien cherche à s’échapper à la moindre stimulation (bruit, mouvement brusque, approche frontale). C’est la première cause de fugue chez les chiens adoptés de Roumanie
- Prostration : le chien reste immobile, ne mange pas, ne boit pas, se cache. Ce n’est pas de la dépression au sens clinique, mais un état de sidération lié au changement radical d’environnement
- Agressivité défensive : grognements, claquements de mâchoire lorsqu’on tente de le toucher. Ce n’est pas de la méchanceté, c’est de la peur
- Hypersensibilité aux bruits : aspirateur, sonnette, télévision. Certains chiens ont vécu dans des rues bruyantes mais n’ont jamais entendu un aspirateur
Mon protocole pour les trois premières semaines, que j’appelle la « décompression » :
- Préparer une pièce calme, avec un panier dans un coin, de l’eau et de la nourriture à portée
- Ne pas forcer le contact : laissez le chien venir à vous. S’asseoir au sol, ne pas le regarder fixement, parler doucement
- Sécuriser toutes les issues : double laisse en promenade, harnais anti-traction, jardin clôturé vérifié
- Introduire les stimulations progressivement : d’abord la maison, puis le jardin, puis les promenades courtes en heures creuses
- Consulter un vétérinaire comportementaliste si les signes de peur intense persistent au-delà de 4 à 6 semaines
Dans ma clinique, j’ai vu des chiens terrifiés devenir en quelques mois les compagnons les plus loyaux et les plus attachants qui soient. La clé, c’est la constance et la patience. Pas de punition, pas de confrontation, pas de « il faut qu’il comprenne qui est le maître ». Ces approches sont contre-productives et peuvent aggraver définitivement les troubles comportementaux.

Choisir une association sérieuse pour adopter
C’est probablement le conseil le plus important de cet article. La qualité de l’association détermine 80 % du succès de l’adoption. Malheureusement, le sauvetage animal attire aussi des structures peu scrupuleuses, voire des trafiquants déguisés en bienfaiteurs.
Les critères non négociables d’une association fiable :
- Statut loi 1901 déclaré en préfecture, avec un numéro SIREN vérifiable
- Publication des comptes annuels et transparence sur l’utilisation des dons
- Partenariat avec un ou plusieurs vétérinaires identifiés en Roumanie et en France
- Protocole sanitaire détaillé : stérilisation, vaccination, vermifugation, dépistage des maladies vectorielles avant le départ
- Contrat d’adoption en bonne et due forme, incluant une clause de reprise de l’animal en cas de problème
- Suivi post-adoption : l’association vous contacte dans les semaines suivant l’arrivée du chien
- Pré-visite à domicile ou questionnaire d’adoption approfondi
Les signaux d’alerte :
- Aucune visite ou questionnaire avant l’adoption
- Pas de contrat écrit
- Refus de communiquer les résultats des tests sanitaires
- Pression pour adopter vite (« il sera euthanasié demain si vous ne le prenez pas »)
- Pas de suivi après le placement
- Nombre anormalement élevé de chiens transférés chaque mois (risque de trafic déguisé)
De nombreuses structures SOS chien de Roumanie font un travail remarquable sur le terrain. Mais prenez le temps de les évaluer. Demandez des témoignages d’anciens adoptants, consultez les avis en ligne, et n’hésitez pas à poser des questions précises sur le protocole vétérinaire. Une association sérieuse sera toujours ravie de vous répondre en détail.
Vous pouvez également vérifier les obligations légales des associations de protection animale sur le site de la législation française relative à la protection des animaux.
Les premiers mois après l’adoption : mon protocole
Quand un adoptant vient me voir avec un chien fraîchement arrivé de Roumanie, voici exactement ce que je mets en place. Ce protocole est issu de mon expérience et des recommandations actuelles en médecine vétérinaire :
Semaine 1 : le bilan d’arrivée
- Examen clinique complet : état général, peau, yeux, oreilles, cavité buccale, palpation abdominale
- Prise de sang : numération formule sanguine, biochimie rénale et hépatique
- Tests rapides : leishmaniose, ehrlichiose, dirofilariose, anaplasmose (test 4Dx)
- Coproscopie parasitaire sur 3 jours consécutifs
- Pesée, évaluation de la note d’état corporel
- Mise à jour de la vermifugation avec un produit à large spectre
Mois 1 à 3 : la stabilisation
- Rappels vaccinaux si nécessaire (vérification du carnet roumain)
- Traitement antiparasitaire externe mensuel (tiques et puces)
- Suivi du poids et de l’alimentation : passage progressif à une nourriture de qualité
- Évaluation comportementale : niveau de socialisation, réactivité, propreté
Mois 3 à 6 : la consolidation
- Contrôle sanguin de suivi (certaines maladies se positivent tardivement)
- Bilan dentaire approfondi : beaucoup de chiens de rue ont des dents cassées ou du tartre massif
- Discussion sur la stérilisation si elle n’a pas été réalisée en Roumanie
- Point comportemental : faut-il orienter vers un éducateur canin spécialisé ?
Ce suivi représente un investissement, mais il est indispensable pour sécuriser l’adoption. Pour avoir une idée précise des tarifs, consultez mon guide sur le coût d’une consultation vétérinaire.
Avis d’adoptants : retours d’expérience concrets
Au fil des années, j’ai recueilli les témoignages de nombreux propriétaires ayant franchi le pas. Voici un résumé fidèle de ce que j’entends le plus souvent en consultation :
Les points positifs récurrents :
- « Une fois la confiance établie, c’est le chien le plus fidèle et reconnaissant qu’on puisse imaginer »
- « Il est incroyablement résistant physiquement, rarement malade après le premier bilan »
- « Les enfants et lui, ça a pris du temps, mais maintenant ils sont inséparables »
- « L’association nous a accompagnés pendant des mois, on n’était jamais seuls »
Les difficultés mentionnées :
- « Les trois premières semaines ont été éprouvantes : il ne mangeait rien et restait prostré sous la table »
- « Il a fugué deux fois la première semaine parce que nous n’avions pas sécurisé le jardin correctement »
- « Le dépistage a révélé une ehrlichiose latente qui a nécessité un traitement antibiotique de 4 semaines »
- « L’éducation à la propreté a pris presque deux mois, il n’avait jamais vécu en intérieur »
- « Il est toujours craintif avec les hommes, même après un an ; on s’adapte, mais il faut l’accepter »
Ce qui ressort de manière constante, c’est que les adoptants qui avaient été bien informés en amont vivent l’expérience de manière beaucoup plus sereine que ceux qui imaginaient un chien « clé en main ». La préparation fait toute la différence.
Si vous envisagez aussi l’adoption d’un chat, les processus sont différents mais la philosophie reste la même : comment adopter un chat, les étapes essentielles.
Un point que les adoptants soulignent souvent : après quelques mois de patience, le lien avec un chien roumain rescapé est d’une profondeur émotionnelle qu’ils n’avaient pas anticipée. Ces chiens semblent « savoir » qu’on leur a offert une seconde chance. Ce n’est bien sûr pas une interprétation scientifique, mais c’est un ressenti unanime que je ne peux pas ignorer après tant de témoignages.
Pensez aussi aux aspects pratiques du quotidien : un toilettage adapté sera nécessaire une fois votre chien installé, surtout s’il a le poil long ou mi-long. De même, si vous devez vous absenter, renseignez-vous sur les tarifs des pensions pour chien : certaines sont habituées aux chiens craintifs et proposent des boxes individuels calmes.
L’avis global que je donne aux futurs adoptants dans ma clinique tient en une phrase : adopter un chien venant de Roumanie est un engagement exigeant mais profondément gratifiant, à condition de s’entourer des bonnes personnes (association, vétérinaire, éducateur) et de respecter le rythme de l’animal. Si vous êtes prêt à accepter que les premières semaines seront un défi, alors foncez. Vous ne le regretterez probablement pas.
À retenir
- Exigez un dépistage 4Dx (leishmaniose, ehrlichiose, dirofilariose, anaplasmose) dans les 48 heures suivant l’arrivée du chien
- Prévoyez un budget de 420 à 960 euros la première année en frais vétérinaires, en plus des frais d’adoption
- Appliquez la règle des 3 semaines de décompression : pièce calme, aucun contact forcé, double sécurité en promenade
- Vérifiez que l’association possède un numéro SIREN, publie ses comptes et propose un contrat avec clause de reprise
- Consultez un vétérinaire comportementaliste si les signes de peur intense persistent au-delà de 6 semaines
Questions fréquentes
Pourquoi adopter un chien de Roumanie ?
La Roumanie abrite environ 600 000 chiens errants, dont beaucoup sont euthanasiés dans les refuges publics faute de place. Adopter l’un de ces chiens, c’est lui sauver la vie tout en accueillant un compagnon robuste, souvent de taille moyenne, à un coût inférieur à celui d’un élevage. C’est un acte de solidarité animale qui fait une différence concrète, à condition de passer par une association sérieuse et de prévoir un suivi vétérinaire adapté.
Est-ce une bonne idée d’adopter un chien en provenance de Roumanie ?
Oui, à condition de s’y préparer. Un chien roumain peut avoir vécu la rue, la faim et la violence. Il faut accepter un temps d’adaptation de 3 à 12 mois, prévoir des bilans de santé complets incluant le dépistage des maladies vectorielles, et être prêt à gérer des comportements de peur. Les adoptants bien informés vivent l’expérience de manière très positive et décrivent un lien exceptionnel avec leur animal.
Combien coûte l’adoption d’un chien en provenance de Roumanie ?
Les frais d’adoption auprès d’une association sérieuse se situent entre 200 et 400 euros, incluant généralement la stérilisation, les vaccins, la puce et le transport. Il faut ajouter 170 à 410 euros de frais vétérinaires en France la première année (bilan d’arrivée, dépistages, vermifugation, rappels vaccinaux), soit un total de 420 à 960 euros environ.
Comment ramener un chien de Roumanie en France ?
Le chien doit posséder une puce électronique, un passeport européen délivré par un vétérinaire agréé en Roumanie, et une vaccination antirabique valide (au moins 21 jours après la primo-injection). Un traitement contre l’échinococcose est obligatoire entre 24 et 120 heures avant l’entrée en France. Le transport s’effectue généralement par convoi routier organisé par l’association.
Quelles maladies risque un chien adopté de Roumanie ?
Les principales maladies à dépister sont la leishmaniose, la babésiose, l’ehrlichiose et la dirofilariose (vers du cœur), toutes transmises par des parasites. Les parasitoses intestinales (giardia, vers ronds, vers plats) sont aussi très fréquentes. Ces pathologies se traitent efficacement si elles sont détectées tôt, d’où l’importance d’un bilan complet dès l’arrivée du chien.
Comment gérer un chien roumain craintif ?
La clé est la patience et la progressivité. Appliquez la règle des 3 semaines de décompression : une pièce calme dédiée, aucun contact forcé, et une introduction très graduelle aux stimulations. Utilisez une double laisse et un harnais anti-traction en promenade pour éviter les fugues. Si la peur intense persiste au-delà de 6 semaines, consultez un vétérinaire comportementaliste.
Peut-on adopter un chien de Roumanie quand on a des enfants ?
Oui, mais avec des précautions supplémentaires. Il faut apprendre aux enfants à ne pas forcer le contact, à ne pas crier et à respecter l’espace du chien. Supervisez toujours les interactions durant les premiers mois. De nombreux adoptants témoignent que, une fois la confiance établie, le chien et les enfants deviennent inséparables. Privilégiez un chien dont le profil comportemental a été évalué par l’association comme compatible avec une famille.
Vétérinaire diplômée de l'École Nationale Vétérinaire de Maisons-Alfort (promotion 2014), Dr Fabienne Marchal exerce depuis 12 ans en clinique à Limoges. Spécialisée en médecine préventive et nutrition animale, elle partage sur veterinairebeaublanc.fr ses conseils pour aider les propriétaires à prendre soin de leurs compagnons au quotidien.


