Quels NAC peut-on assurer ? La liste des animaux éligibles

Dans cet article

  • Les NAC assurables regroupent principalement 6 grandes familles : rongeurs, lagomorphes, furets, oiseaux, reptiles et certains primates
  • Le lapin nain reste le NAC le plus facile à assurer, avec des formules dès 8 à 15 euros par mois
  • Les reptiles (tortues, lézards, serpents non venimeux) sont acceptés par seulement 2 à 3 assureurs en France
  • Un NAC doit généralement être identifié par puce ou bague et avoir entre 3 mois et 5 ans pour être éligible
  • Les frais vétérinaires d’un NAC peuvent atteindre 300 à 800 euros pour une seule intervention chirurgicale
  • Les espèces classées dangereuses ou protégées par l’arrêté du 8 octobre 2018 ne sont jamais assurables

En douze ans de pratique à Limoges, j’ai vu la population de NAC exploser dans mes consultations. Furets, perroquets gris du Gabon, tortues d’Hermann, chinchillas : ces compagnons atypiques représentent aujourd’hui près de 5 % de mes patients. Et la question qui revient systématiquement chez leurs propriétaires, c’est celle de l’assurance. Car oui, soigner un NAC coûte cher, parfois autant qu’un chien, et les assureurs n’acceptent pas tous les mêmes espèces. Je vous propose ici un tour d’horizon complet des NAC assurables en France, espèce par espèce, pour que vous sachiez exactement où vous en êtes avant de souscrire.

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Qu’est-ce qu’un NAC assurable : définition et cadre légal

Le terme NAC, pour Nouveaux Animaux de Compagnie, englobe tous les animaux domestiques qui ne sont ni des chiens ni des chats. Cette catégorie est vaste : elle va du hamster doré au boa constrictor, en passant par le furet ou le perroquet amazone. Mais tous ces animaux ne bénéficient pas du même statut juridique, et c’est ce statut qui détermine leur assurabilité.

En France, la détention de NAC est encadrée par le Code de l’environnement et l’arrêté du 8 octobre 2018 qui fixe la liste des espèces domestiques. Un NAC est considéré comme assurable lorsqu’il remplit deux conditions fondamentales : il appartient à une espèce autorisée à la détention sans autorisation préfectorale, et il peut être identifié de manière fiable (puce électronique, bague fermée ou tatouage).

Les assureurs ajoutent leurs propres critères commerciaux par-dessus ce cadre légal. Certains n’acceptent que les mammifères, d’autres étendent leur couverture aux oiseaux, et une poignée seulement intègrent les reptiles. Pour bien comprendre les enjeux financiers, je vous recommande de consulter mon analyse sur les frais vétérinaires des NAC face à l’assurance.

Consultation vétérinaire d'un lapin nain, le NAC le plus assuré en France
Consultation vétérinaire d’un lapin nain, le NAC le plus assuré en France

La liste complète des NAC éligibles à une assurance santé

J’ai recensé pour vous l’ensemble des espèces acceptées par au moins un assureur en France. Cette liste évolue régulièrement, car le marché de l’assurance NAC se développe chaque année. Voici les six grandes familles de NAC assurables :

1. Les rongeurs : cochon d’Inde (cobaye), chinchilla, hamster (doré, russe, de Roborovski), gerbille, octodon, rat domestique, souris domestique, écureuil de Corée.

2. Les lagomorphes : lapin nain (toutes variétés : bélier, angora, rex, tête de lion), lapin de compagnie standard.

3. Les mustélidés domestiques : le furet, seul représentant de cette famille à être assurable facilement.

4. Les oiseaux : perroquet gris du Gabon, ara, cacatoès, amazone, conure, perruche ondulée, perruche calopsitte, canari, diamant de Gould, inséparable, youyou du Sénégal, éclectus.

5. Les reptiles : tortue d’Hermann, tortue des steppes, pogona (dragon barbu), gecko léopard, iguane vert, serpents non venimeux (python royal, boa constrictor de taille modeste).

6. Autres : hérisson pygmée d’Afrique (selon les assureurs et la réglementation locale), certains poissons d’ornement (couverture extrêmement rare et limitée aux bassins de valeur).

Gardez en tête que cette liste varie d’un assureur à l’autre. Les rongeurs et les lapins sont acceptés par la quasi-totalité des compagnies proposant une offre NAC. Pour les reptiles, le choix se restreint considérablement.

Rongeurs et lagomorphes : les NAC les plus couverts

Si vous possédez un lapin nain, un cochon d’Inde ou un chinchilla, vous avez de la chance : ce sont les NAC pour lesquels l’offre d’assurance est la plus développée. Et pour cause, ce sont aussi les plus fréquents en consultation.

Le lapin nain est le roi des NAC assurables. J’en vois plusieurs chaque semaine pour des problèmes dentaires (malocclusion), des troubles digestifs (stase gastro-intestinale) ou des infections respiratoires. Une intervention de chirurgie dentaire chez le lapin coûte entre 150 et 400 euros, ce qui justifie largement une couverture santé. Pour un guide dédié, consultez mon article sur l’assurance lapin nain.

Le cochon d’Inde arrive en deuxième position. Très sensible aux carences en vitamine C, aux infections urinaires et aux kystes ovariens chez la femelle, le cobaye génère des frais vétérinaires non négligeables. Une ovariectomie se facture entre 120 et 250 euros. J’ai rédigé un dossier complet sur l’assurance cochon d’Inde et hamster qui détaille les garanties à privilégier.

Le chinchilla, l’octodon et le rat domestique complètent le trio de tête des rongeurs assurables. Leurs pathologies les plus fréquentes (problèmes dentaires chez le chinchilla, diabète chez l’octodon, tumeurs mammaires chez le rat) impliquent des actes vétérinaires spécialisés qui peuvent vite atteindre 200 à 500 euros.

Le hamster, en revanche, pose un problème particulier aux assureurs : sa durée de vie courte (2 à 3 ans) rend le rapport cotisation/sinistre défavorable. Certaines compagnies l’acceptent, mais avec des plafonds annuels réduits (souvent limités à 500 ou 800 euros).

Oiseaux exotiques : perroquets, perruches et canaris

L’assurance des oiseaux de compagnie est un segment en pleine croissance. Le perroquet gris du Gabon, avec sa longévité de 40 à 60 ans et sa valeur d’achat pouvant dépasser 1 500 euros, représente un investissement que les propriétaires souhaitent légitimement protéger.

En consultation, je traite régulièrement des perroquets pour du picage (arrachage compulsif des plumes, souvent d’origine comportementale), des infections respiratoires à Aspergillus, des carences nutritionnelles ou des fractures liées à des chutes. Un bilan complet avec radiographie, analyse sanguine et traitement antifongique peut atteindre 300 à 600 euros en une seule visite.

Les espèces d’oiseaux les mieux couvertes par les assureurs sont :

  • Les grands psittacidés : gris du Gabon, aras (ararauna, chloroptère), cacatoès, amazones
  • Les psittacidés moyens : conures (soleil, de Jenday), éclectus, youyou du Sénégal
  • Les petits psittacidés : perruches calopsittes, perruches ondulées, inséparables
  • Les passériformes : canaris, diamants de Gould (couverture plus rare)

J’ai consacré un article entier à l’assurance perroquet et oiseaux exotiques où je détaille les spécificités de ces contrats, notamment les exclusions liées au picage comportemental.

Le perroquet gris du Gabon, un NAC de grande longévité éligible à l'assurance santé
Le perroquet gris du Gabon, un NAC de grande longévité éligible à l’assurance santé

Reptiles et amphibiens : une couverture encore rare

C’est le segment le plus complexe du marché. Les reptiles sont des NAC assurables en théorie, mais dans la pratique, très peu de compagnies les acceptent. Les raisons sont multiples : méconnaissance de ces espèces par les assureurs, difficulté à évaluer les risques sanitaires, nombre limité de vétérinaires spécialisés en médecine des reptiles.

La tortue d’Hermann et la tortue des steppes sont les reptiles les plus fréquemment acceptés. Leur longévité (60 à 80 ans pour une tortue d’Hermann) et leur popularité croissante en font des candidates naturelles à l’assurance. Les pathologies courantes comprennent les rhinites infectieuses, les rétentions d’œufs, les parasitoses et les fractures de carapace. Une chirurgie de réparation de carapace peut coûter entre 200 et 500 euros.

Le pogona (ou dragon barbu) est le lézard le mieux couvert. Je vois fréquemment des pogonas pour des problèmes de mue incomplète, des carences en calcium (maladie osseuse métabolique), des abcès buccaux ou des impactions digestives dues à l’ingestion de substrat. Le coût moyen d’un traitement complet tourne autour de 150 à 350 euros.

Les serpents non venimeux comme le python royal peuvent être assurés auprès de certains assureurs spécialisés, à condition qu’ils soient déclarés et munis d’une puce d’identification. Attention : la détention de certaines espèces de serpents nécessite un certificat de capacité, et l’absence de ce document rend l’animal inassurable.

Quant aux amphibiens (dendrobates, axolotls, grenouilles cornues), ils restent à ce jour pratiquement inassurables en France. Aucun assureur généraliste ne propose de formule dédiée.

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Les NAC impossibles à assurer et pourquoi

Certains NAC ne pourront jamais être couverts par une assurance santé, quelle que soit la compagnie. Voici les principales catégories exclues et les raisons de cette exclusion :

Les espèces dangereuses : tout animal classé comme dangereux par la réglementation française est automatiquement exclu. Cela concerne les serpents venimeux (vipères, cobras, mambas), les scorpions, les mygales et les crocodiliens. Ces espèces nécessitent un certificat de capacité et une autorisation préfectorale selon la réglementation relative aux animaux non domestiques.

Les espèces protégées prélevées dans la nature : un animal capturé dans son milieu naturel (braconnage) est évidemment inassurable. Seuls les individus nés en captivité, avec certificat de naissance et traçabilité, peuvent prétendre à une couverture.

Les primates non humains : bien que certains petits singes (ouistitis, tamarins) soient encore détenus comme animaux de compagnie, la réglementation se durcit et les assureurs refusent systématiquement de les couvrir.

Les animaux de ferme détenus comme NAC : chèvres naines, cochons vietnamiens, poules d’ornement. Ils relèvent généralement de l’assurance agricole et non de l’assurance animale de compagnie.

Les insectes et arachnides : phasmes, fourmis, mantes religieuses. La valeur individuelle trop faible et l’impossibilité d’identification rendent toute couverture irréaliste.

Les poissons courants : à l’exception de certains bassins de koïs de grande valeur, les poissons d’ornement ne sont pas assurables individuellement.

Conditions d’éligibilité : âge, identification et certificats

Posséder un NAC assurable ne suffit pas : votre animal doit aussi remplir des conditions d’éligibilité strictes pour être accepté par un assureur. Voici les critères que je vérifie systématiquement avec mes clients avant de les orienter vers une souscription.

L’identification est la condition numéro un. Pour les mammifères (lapins, furets, cochons d’Inde), la puce électronique est le standard. Pour les oiseaux, la bague fermée posée au nid reste le moyen d’identification le plus courant. Pour les reptiles, la puce électronique est obligatoire pour les espèces inscrites à l’annexe de la convention de Washington (CITES). Sans identification, aucun assureur ne vous couvrira.

L’âge constitue le deuxième filtre. La plupart des compagnies imposent un âge minimum de 3 mois et un âge maximum qui varie selon l’espèce :

  • Lapin : souscription possible jusqu’à 5 à 7 ans
  • Furet : jusqu’à 3 à 5 ans
  • Cochon d’Inde : jusqu’à 3 à 4 ans
  • Perroquet : jusqu’à 15 à 20 ans (selon l’espèce et l’assureur)
  • Tortue : jusqu’à 10 ans pour la première souscription

Le certificat vétérinaire de bonne santé est exigé par la majorité des contrats. Je recommande de faire établir ce certificat dans les 15 jours précédant la souscription. Il doit mentionner l’état général de l’animal, l’absence de maladie déclarée et le numéro d’identification.

Les documents légaux : selon l’espèce, vous devrez fournir le certificat de cession, la facture d’achat, le certificat CITES (pour les espèces concernées) et éventuellement le certificat de capacité si l’espèce l’exige.

Comparatif des tarifs d’assurance par type de NAC

Pour vous donner une vision claire du marché, j’ai compilé les fourchettes tarifaires constatées en 2025-2026 auprès des principaux assureurs proposant des formules NAC. Ces tarifs correspondent à des formules intermédiaires avec un taux de remboursement de 50 à 70 %.

Type de NAC Cotisation mensuelle Plafond annuel moyen Nombre d’assureurs Délai de carence
Lapin nain 8 à 20 € 1 000 à 1 800 € 5 à 7 30 à 45 jours
Cochon d’Inde 7 à 15 € 800 à 1 500 € 4 à 6 30 à 45 jours
Furet 10 à 25 € 1 000 à 2 000 € 4 à 6 30 à 48 jours
Chinchilla 8 à 18 € 800 à 1 500 € 3 à 5 30 à 45 jours
Hamster 5 à 12 € 500 à 800 € 2 à 4 30 jours
Perroquet (grand) 15 à 35 € 1 500 à 2 500 € 3 à 5 45 à 60 jours
Perruche / Canari 5 à 12 € 500 à 1 000 € 2 à 4 30 à 45 jours
Tortue terrestre 10 à 22 € 800 à 1 500 € 2 à 3 45 à 60 jours
Pogona / Gecko 10 à 20 € 800 à 1 200 € 2 à 3 45 à 60 jours
Python royal 12 à 25 € 800 à 1 500 € 1 à 2 60 jours

Plusieurs constats ressortent de ce comparatif. Le lapin nain et le cochon d’Inde offrent le meilleur rapport couverture/prix, grâce à un marché concurrentiel. Les grands perroquets, malgré des cotisations plus élevées, bénéficient de plafonds généreux justifiés par le coût réel des soins aviaires. Les reptiles, en revanche, subissent une surprime liée au faible nombre de vétérinaires spécialisés et au risque élevé de pathologies chroniques liées à la maintenance.

Je conseille toujours à mes clients de comparer au moins trois devis avant de s’engager, en prêtant une attention particulière aux exclusions plutôt qu’au seul montant de la cotisation. Pour un comparatif plus large incluant chiens et chats, mon article sur l’assurance des petits chiens illustre bien la logique des formules par gabarit.

Le pogona, l'un des rares reptiles acceptés par les assureurs NAC
Le pogona, l’un des rares reptiles acceptés par les assureurs NAC

Comment choisir la bonne assurance pour votre NAC

Après avoir accompagné des centaines de propriétaires de NAC dans cette démarche, voici les cinq critères que je considère comme essentiels pour faire le bon choix.

Vérifiez la liste des actes couverts. Tous les contrats NAC ne se valent pas. Certains couvrent uniquement les accidents, d’autres intègrent les maladies, et les meilleurs ajoutent la prévention (vaccination, vermifugation, détartrage). Pour un lapin, assurez-vous que les soins dentaires sont inclus : c’est le premier poste de dépense. Pour un perroquet, vérifiez que les bilans sanguins annuels sont pris en charge.

Examinez les exclusions avec soin. Les exclusions classiques comprennent : les maladies préexistantes à la souscription, les pathologies liées à un défaut de maintenance (carence alimentaire, température inadaptée pour un reptile), la reproduction et ses complications, les pathologies comportementales (picage chez les oiseaux). Lisez chaque ligne.

Comparez les délais de carence. Un délai de carence de 30 jours pour les accidents est standard. Pour les maladies, il peut monter à 45 ou 60 jours. Plus le délai est court, mieux c’est. Certains assureurs proposent un délai réduit pour les animaux présentant un certificat de bonne santé récent.

Privilégiez le tiers payant vétérinaire. Quelques compagnies proposent le paiement direct au vétérinaire, ce qui vous évite d’avancer les frais. Ce service est encore rare pour les NAC, mais il se développe. Je vous encourage à poser la question directement à l’assureur.

Vérifiez le réseau de vétérinaires NAC. Souscrire une assurance est inutile si aucun vétérinaire spécialisé en NAC n’exerce près de chez vous. La médecine des NAC requiert une formation complémentaire spécifique. En cas d’urgence, il faut savoir vers qui se tourner ; j’aborde ce sujet dans mon guide sur le vétérinaire de garde à Limoges.

Pour approfondir la question du rapport coût/bénéfice, je vous invite à lire mon guide complet sur l’assurance NAC qui détaille chaque type de formule.

À retenir

  • Faites identifier votre NAC (puce ou bague) avant toute démarche de souscription
  • Souscrivez avant les 3 ans de votre rongeur ou lapin pour éviter les refus liés à l’âge
  • Exigez un contrat couvrant les soins dentaires si vous avez un lapin ou un chinchilla
  • Comparez au moins 3 devis en vous concentrant sur les exclusions, pas seulement le prix
  • Vérifiez qu’un vétérinaire spécialisé NAC exerce dans un rayon de 30 km avant de souscrire

Questions fréquentes


Quels sont les NAC autorisés en France sans autorisation spéciale ?

Les NAC autorisés sans autorisation préfectorale comprennent les espèces listées comme domestiques par l’arrêté du 11 août 2006 : lapins, cochons d’Inde, hamsters, gerbilles, rats et souris domestiques, chinchillas, furets, perruches ondulées, canaris, certaines tortues d’élevage et poissons d’ornement. Toute espèce non domestique nécessite soit une simple déclaration en préfecture, soit un certificat de capacité selon le nombre d’individus détenus et le niveau de protection de l’espèce.


Quelle est la meilleure assurance vétérinaire pour un NAC ?

Il n’existe pas de meilleure assurance universelle pour les NAC, car le choix dépend de l’espèce concernée. Pour un lapin nain ou un cochon d’Inde, les formules les plus complètes couvrent accidents, maladies et prévention avec un plafond annuel de 1 500 à 1 800 euros. Pour un perroquet, privilégiez un contrat incluant les bilans sanguins et les consultations comportementales. Comparez systématiquement les exclusions, les délais de carence et le taux de remboursement avant de souscrire.


Peut-on assurer un reptile comme un serpent ou un lézard ?

Oui, certains reptiles sont assurables en France, mais l’offre reste très limitée. Les espèces les mieux couvertes sont la tortue d’Hermann, le pogona et le gecko léopard. Les serpents non venimeux comme le python royal peuvent être acceptés par un ou deux assureurs spécialisés, à condition qu’ils soient identifiés par puce électronique et que vous disposiez de tous les documents légaux (certificat CITES si applicable). Les serpents venimeux sont systématiquement exclus.


Combien coûte en moyenne une assurance pour un NAC ?

Le coût mensuel d’une assurance NAC varie de 5 euros pour un hamster ou une perruche à 35 euros pour un grand perroquet. En moyenne, comptez entre 8 et 20 euros par mois pour un lapin nain ou un cochon d’Inde avec une formule intermédiaire. Ce tarif offre généralement un taux de remboursement de 50 à 70 % et un plafond annuel compris entre 800 et 1 800 euros. Les reptiles se situent dans une fourchette de 10 à 25 euros mensuels.


Mon NAC doit-il être identifié pour être assuré ?

Oui, l’identification est une condition obligatoire pour souscrire une assurance NAC. Les mammifères (lapins, furets, cochons d’Inde) doivent être pucés électroniquement. Les oiseaux sont identifiés par une bague fermée posée au nid ou par puce. Les reptiles soumis à la convention CITES doivent porter une puce électronique. Cette identification permet à l’assureur de vérifier l’identité de l’animal lors d’une demande de remboursement et d’éviter les fraudes.


L’assurance NAC couvre-t-elle la stérilisation ?

La stérilisation est rarement couverte par les formules de base, mais certaines formules premium l’incluent dans un forfait prévention annuel. Pour les lapines et les furettes, je recommande vivement la stérilisation pour des raisons médicales : la lapine développe des tumeurs utérines dans 60 à 80 % des cas après 4 ans si elle n’est pas stérilisée, et la furette risque une aplasie médullaire mortelle en cas de chaleurs prolongées. Vérifiez si votre contrat intègre un forfait prévention couvrant cet acte.


Dr Fabienne Marchal
Dr Fabienne Marchal

Vétérinaire diplômée de l'École Nationale Vétérinaire de Maisons-Alfort (promotion 2014), Dr Fabienne Marchal exerce depuis 12 ans en clinique à Limoges. Spécialisée en médecine préventive et nutrition animale, elle partage sur veterinairebeaublanc.fr ses conseils pour aider les propriétaires à prendre soin de leurs compagnons au quotidien.

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