Dans cet article
- L’Asie compte plus de 50 races de chiens reconnues par la FCI, du minuscule Épagneul japonais au colossal Berger d’Asie centrale
- L’Akita Inu, race japonaise emblématique, pèse entre 30 et 45 kg et nécessite un maître expérimenté
- Le Shiba Inu est devenu la race asiatique la plus adoptée en France avec plus de 4 000 inscriptions au LOF par an
- Le Chow-Chow et le Shar-Peï figurent parmi les races les plus anciennes au monde, avec des origines remontant à plus de 2 000 ans
- Le Berger d’Asie centrale peut atteindre 80 kg et reste l’un des chiens de garde les plus imposants de la planète
- Chaque race asiatique présente des prédispositions médicales spécifiques que je détaille pour vous aider à choisir en connaissance de cause
Sommaire
- Pourquoi les races de chien d’Asie fascinent autant
- L’Akita Inu : le seigneur japonais au tempérament noble
- Le Shiba Inu : le petit renard devenu star en France
- Le Chow-Chow : le lion chinois à la langue bleue
- Le Shar-Peï : le chien plissé venu de Chine
- Le Berger d’Asie centrale : un colosse protecteur
- Shikoku, Thaï Ridgeback et Épagneul tibétain : trois joyaux méconnus
- Tableau comparatif des 8 races de chien d’Asie
- Mes conseils vétérinaires avant d’adopter une race asiatique
Pourquoi les races de chien d’Asie fascinent autant
En douze ans de pratique vétérinaire à Limoges, j’ai vu exploser l’engouement pour les races de chien d’Asie. Chaque semaine, je reçois en consultation des Shiba Inu, des Akita ou des Chow-Chow dont les propriétaires sont tombés sous le charme de leur allure unique. Et je les comprends : ces chiens portent en eux des millénaires de sélection qui leur confèrent des tempéraments et des morphologies qu’on ne retrouve nulle part ailleurs.
Le continent asiatique abrite une diversité canine remarquable. Du Japon à la Chine, de la Thaïlande aux steppes d’Asie centrale, chaque région a façonné des races adaptées à son climat, son terrain et ses besoins. Certaines gardaient les temples bouddhistes, d’autres protégeaient les troupeaux de loups et d’ours dans des montagnes hostiles. Selon la Fédération Cynologique Internationale (FCI), on recense aujourd’hui plus de 50 races originaires d’Asie officiellement reconnues.
Ce qui distingue ces chiens, c’est souvent leur indépendance marquée. Contrairement aux races européennes sélectionnées pour obéir au doigt et à l’œil, beaucoup de races asiatiques ont conservé un caractère primitif. Elles réfléchissent avant d’agir, testent l’autorité et demandent une éducation patiente mais ferme. C’est précisément ce qui les rend fascinantes, mais aussi exigeantes.
Dans cet article, je vous présente huit races de chien d’Asie qui méritent votre attention. Pour chacune, je partage mon expérience clinique : leurs qualités, leurs fragilités de santé et les erreurs à éviter lors de l’adoption. Si vous vous intéressez aussi aux races de chien chinois spécifiquement, j’y ai consacré un article dédié.
L’Akita Inu : le seigneur japonais au tempérament noble

L’Akita Inu incarne à lui seul la majesté des races japonaises. Originaire de la préfecture d’Akita, dans le nord du Japon, ce chien de type spitz a été élevé pendant des siècles pour la chasse au gros gibier : sanglier, cerf et même ours. Classé monument naturel japonais depuis 1931, il bénéficie d’un statut culturel exceptionnel dans son pays d’origine.
En consultation, l’Akita Inu m’impressionne toujours par son calme souverain. C’est un chien qui pèse entre 30 et 45 kg, avec une ossature puissante et un poil double très dense. Son regard est profond, presque méditatif. Mais ne vous y trompez pas : sous cette apparence sereine se cache un caractère bien trempé.
L’Akita est loyal envers sa famille mais naturellement méfiant envers les étrangers. Il tolère rarement les autres chiens du même sexe. J’ai souvent reçu des propriétaires démunis face à des problèmes de cohabitation canine. Mon conseil : l’Akita n’est pas un chien pour débutant. Il a besoin d’un maître cohérent, qui comprend la psychologie des races primitives.
Côté santé, je surveille particulièrement chez cette race la dysplasie de la hanche, l’adénite sébacée (une maladie auto-immune de la peau) et le syndrome de Vogt-Koyanagi-Harada, une pathologie oculaire rare mais typique de la race. Un suivi vétérinaire régulier et des radiographies de dépistage sont indispensables.
Le Shiba Inu : le petit renard devenu star en France
Si vous me demandez quel est le chien asiatique à la mode en France, la réponse est sans hésitation le Shiba Inu. Avec plus de 4 000 inscriptions au LOF ces dernières années, cette race japonaise a conquis le cœur des Français. Son allure de petit renard, son pelage roux lumineux et sa taille compacte (entre 8 et 13 kg) en font un compagnon très recherché.
Le Shiba est le plus ancien et le plus petit des chiens japonais natifs. Il était à l’origine utilisé pour la chasse au petit gibier dans les montagnes broussailleuses du Japon. Aujourd’hui, c’est surtout un chien de compagnie, mais son instinct de chasseur reste bien présent. Si vous cherchez un chien entre 10 et 15 kg, le Shiba coche parfaitement cette case.
En clinique, je remarque que beaucoup de propriétaires sous-estiment le caractère indépendant du Shiba. Ce n’est pas un Golden Retriever miniature. Il peut se montrer têtu, voire franchement récalcitrant lors du rappel. Le fameux « cri du Shiba », cette vocalisation stridente qu’il émet lorsqu’il est contrarié, surprend plus d’un vétérinaire débutant.
Sur le plan médical, le Shiba Inu est une race globalement robuste avec une espérance de vie de 12 à 15 ans. Je reste vigilante sur les luxations patellaires, les allergies cutanées et la dysplasie de la hanche. Un brossage hebdomadaire suffit en dehors des deux mues annuelles, périodes où il perd son sous-poil de manière spectaculaire.
Le Chow-Chow : le lion chinois à la langue bleue

Le Chow-Chow est l’une des races les plus anciennes au monde. Des analyses ADN confirment qu’il fait partie des races les plus proches génétiquement du loup, avec des origines estimées à plus de 2 000 ans. En Chine, il servait à la garde, à la chasse et au trait. Sa crinière léonine et sa langue bleu-noir caractéristique le rendent immédiatement reconnaissable.
Pesant entre 20 et 32 kg, le Chow-Chow est un chien compact et puissant. Son allure est celle d’un ours en peluche, mais son tempérament est tout sauf câlin de prime abord. C’est un chien réservé, souvent décrit comme « félin » dans son comportement. Il s’attache profondément à un ou deux membres de la famille et se montre distant avec les inconnus. Pour en savoir plus sur les autres races de chien chinois, je vous invite à consulter mon guide complet.
En tant que vétérinaire, le Chow-Chow fait partie des races que je qualifie de « médicalement exigeantes ». Sa morphologie brachycéphale modérée et son pelage extrêmement dense le rendent très sensible à la chaleur. J’ai géré plusieurs cas de coups de chaleur chez des Chow-Chow en été. Il faut impérativement éviter les promenades aux heures chaudes et lui garantir un accès permanent à l’ombre et à l’eau fraîche.
Les pathologies fréquentes que je rencontre incluent l’entropion (enroulement de la paupière vers l’intérieur), la dysplasie de la hanche et du coude, ainsi que des problèmes thyroïdiens. Le Chow-Chow nécessite un brossage quotidien pour éviter les nœuds et les dermatites.
Le Shar-Peï : le chien plissé venu de Chine
Le Shar-Peï est probablement la race de chien d’Asie la plus reconnaissable grâce à ses plis cutanés spectaculaires. Originaire de la province du Guangdong en Chine, il a failli disparaître dans les années 1970 lorsque la population mondiale est tombée à quelques dizaines d’individus. Un éleveur de Hong Kong a lancé un appel international qui a permis de sauver la race.
Ce chien de 18 à 25 kg possède un caractère calme mais protecteur. Le Shar-Peï est un excellent gardien naturel qui n’aboie pas sans raison. Il se montre affectueux avec sa famille, parfois collant même, mais reste méfiant envers les étrangers et les autres chiens. La socialisation précoce est absolument essentielle.
Sur le plan vétérinaire, je ne vous cache pas que le Shar-Peï est une race qui me demande beaucoup d’attention. Ses fameux plis sont malheureusement une source fréquente de dermatites, d’infections cutanées et d’otites. La fièvre familiale du Shar-Peï (aussi appelée « Shar-Peï fever ») est une maladie auto-inflammatoire qui peut entraîner une amyloïdose rénale potentiellement mortelle. Avant d’adopter un Shar-Peï, je recommande vivement de vérifier que l’éleveur effectue des tests génétiques sur ses reproducteurs.
Un nettoyage régulier des plis, au moins deux fois par semaine, est indispensable pour prévenir les infections. Le Shar-Peï est aussi prédisposé à l’entropion, comme le Chow-Chow. Malgré ces fragilités, c’est un compagnon d’une loyauté remarquable qui s’adapte bien à la vie en appartement.
Le Berger d’Asie centrale : un colosse protecteur
Si vous cherchez une race de gros chien asiatique, le Berger d’Asie centrale (ou Alabaï) est sans doute le plus impressionnant. Ce molosse originaire des steppes d’Asie centrale, qui couvre des régions allant du Turkménistan à l’Afghanistan, peut peser entre 50 et 80 kg pour les mâles. C’est l’un des chiens de protection de troupeaux les plus anciens et les plus robustes au monde, mentionné dans des écrits datant de plus de 4 000 ans selon les recherches cynologiques documentées.
L’Alabaï n’est pas un chien de ville. C’est un gardien de territoire né, sélectionné pendant des millénaires pour protéger les troupeaux contre les loups, les ours et les prédateurs. Son instinct de protection est si fort qu’il prend ses propres décisions sur le terrain, sans attendre d’ordre. Cette autonomie, précieuse dans les montagnes d’Asie centrale, peut devenir problématique dans un pavillon de banlieue.
J’ai eu l’occasion de suivre quelques Bergers d’Asie centrale en consultation. Ce qui m’a frappée, c’est leur rusticité exceptionnelle. Contrairement à beaucoup de grandes races, l’Alabaï présente relativement peu de problèmes de santé héréditaires. Sa constitution robuste lui permet une espérance de vie de 12 à 15 ans, ce qui est remarquable pour un chien de cette taille. Je reste néanmoins vigilante sur la dysplasie de la hanche et les torsions d’estomac, fréquentes chez les grands gabarits.
Ce chien nécessite un grand terrain, une clôture solide et un propriétaire qui comprend les races de chien de berger rares. Il n’est pas adapté à la vie en appartement, ni aux primo-accédants en matière canine.

Shikoku, Thaï Ridgeback et Épagneul tibétain : trois joyaux méconnus
Au-delà des races asiatiques populaires, trois races méritent une attention particulière pour leur originalité et leur rareté en France.
Le Shikoku : le loup japonais
La race de chien japonais Shikoku est un spitz de taille moyenne (entre 16 et 25 kg), originaire de l’île éponyme. Plus primitif que le Shiba, il ressemble à un petit loup avec son pelage sésame et son regard perçant. Au Japon, il était utilisé pour la chasse au sanglier en terrain montagneux. Peu d’éleveurs le proposent en Europe, ce qui en fait un chien très exclusif. Son énergie débordante le destine à des maîtres sportifs et expérimentés.
Le Thaï Ridgeback : l’athlète thaïlandais
Le Thaï Ridgeback est l’une des rares races à posséder une crête dorsale (ridge), comme le Rhodesian Ridgeback africain. Ce chien élégant de 23 à 34 kg, originaire de Thaïlande, était utilisé pour la chasse aux cobras et la garde des habitations. Musclé, rapide et indépendant, il figure parmi les chiens sauvages d’Asie les plus proches de leurs ancêtres primitifs. Sa robe peut être bleue, noire, rouge ou fauve. En France, il reste extrêmement rare et demande une socialisation très précoce.
L’Épagneul tibétain : le petit gardien des monastères
Pour ceux qui cherchent une race de chien asiatique petit, l’Épagneul tibétain est un choix remarquable. Pesant seulement 4 à 7 kg, ce petit chien au regard expressif gardait les monastères tibétains en donnant l’alerte à l’approche d’intrus. Vif, intelligent et attachant, il convient parfaitement à la vie en appartement. Contrairement à ce que son nom suggère, ce n’est pas un épagneul de chasse mais un chien de compagnie au caractère affirmé. Si vous envisagez un chien croisé, sachez que les croisements impliquant des races asiatiques primitives demandent souvent une attention particulière en matière de socialisation.
Tableau comparatif des 8 races de chien d’Asie
Pour vous aider à y voir clair, voici un tableau récapitulatif des caractéristiques essentielles de chaque race de chien d’Asie présentée dans cet article.
| Race | Pays d’origine | Poids adulte | Espérance de vie | Niveau d’expérience requis | Vie en appartement |
|---|---|---|---|---|---|
| Akita Inu | Japon | 30 à 45 kg | 10 à 13 ans | Confirmé | Déconseillé |
| Shiba Inu | Japon | 8 à 13 kg | 12 à 15 ans | Intermédiaire | Possible |
| Chow-Chow | Chine | 20 à 32 kg | 9 à 12 ans | Confirmé | Possible (avec sorties) |
| Shar-Peï | Chine | 18 à 25 kg | 8 à 12 ans | Intermédiaire | Adapté |
| Berger d’Asie centrale | Asie centrale | 50 à 80 kg | 12 à 15 ans | Expert | Impossible |
| Shikoku | Japon | 16 à 25 kg | 10 à 13 ans | Confirmé | Déconseillé |
| Thaï Ridgeback | Thaïlande | 23 à 34 kg | 12 à 13 ans | Expert | Déconseillé |
| Épagneul tibétain | Tibet / Chine | 4 à 7 kg | 12 à 15 ans | Débutant accepté | Très adapté |
Mes conseils vétérinaires avant d’adopter une race asiatique
Après avoir suivi des centaines de chiens de races asiatiques en consultation, je souhaite partager quelques recommandations essentielles à tout futur adoptant.
Choisissez un éleveur sérieux. Les races asiatiques populaires comme le Shiba Inu et l’Akita Inu attirent malheureusement des éleveurs peu scrupuleux. Vérifiez que l’éleveur est inscrit au LOF, qu’il effectue les tests de santé recommandés (dysplasie, tests oculaires, tests génétiques) et qu’il socialise correctement ses chiots. Un chiot issu d’un élevage sérieux coûte entre 1 500 et 3 000 euros selon la race, parfois davantage pour les lignées d’exception.
Anticipez les besoins en éducation. La plupart des races asiatiques sont des chiens primitifs ou semi-primitifs. Elles ne répondent pas aux méthodes d’éducation coercitives. Privilégiez le renforcement positif, la patience et la régularité. Je recommande systématiquement de faire appel à un éducateur canin comportementaliste dès l’arrivée du chiot, surtout pour l’Akita, le Chow-Chow et le Berger d’Asie centrale.
Prévoyez un budget santé adapté. Certaines races asiatiques, notamment le Shar-Peï et le Chow-Chow, peuvent engendrer des frais vétérinaires importants. Une bonne mutuelle santé animale est un investissement judicieux. N’hésitez pas à consulter mon article sur le coût d’une consultation vétérinaire pour anticiper votre budget.
Attention aux races de chien asiatique blanc. Certaines variétés comme l’Akita Inu blanc ou le Kishu Ken (chien japonais blanc) sont particulièrement recherchées pour leur esthétique. Cependant, les robes blanches peuvent être associées à des prédispositions à la surdité chez certaines lignées. Demandez toujours un test auditif (PEA) au vétérinaire avant l’achat.
Enfin, si vous envisagez l’adoption plutôt que l’achat, sachez que des associations spécialisées recueillent régulièrement des Shiba Inu et des Akita abandonnés par des propriétaires dépassés. C’est une démarche que j’encourage vivement. Pour d’autres pistes d’adoption, consultez mon guide sur l’adoption d’un chien en Gironde ou mes retours sur l’adoption d’un chien de Roumanie.
Concernant les chiens japonais dangereux, précisons un point important : aucune race japonaise ne figure sur la liste des chiens catégorisés en France (loi du 6 janvier 1999). L’Akita Inu et le Tosa Inu sont parfois cités comme potentiellement dangereux, mais en réalité, c’est l’éducation et la socialisation qui déterminent le comportement, pas la race en elle-même. Le Tosa Inu, chien de combat japonais, peut toutefois être assimilé à un chien de catégorie 1 s’il n’est pas inscrit au LOF.
À retenir
- Privilégiez un éleveur inscrit au LOF qui fournit les tests de santé (dysplasie, tests génétiques, tests oculaires)
- Budgétez entre 1 500 et 3 000 euros pour l’achat d’un chiot de race asiatique chez un éleveur sérieux
- Démarrez l’éducation au renforcement positif dès 8 semaines avec un éducateur canin pour les races primitives
- Nettoyez les plis du Shar-Peï au minimum 2 fois par semaine pour prévenir les infections cutanées
- Faites réaliser des radiographies de dépistage de la dysplasie avant 18 mois pour toutes les races de plus de 20 kg
Questions fréquentes
Quelles sont les races de chiens asiatiques ?
L’Asie compte plus de 50 races de chiens reconnues par la FCI. Parmi les plus connues, on retrouve l’Akita Inu, le Shiba Inu, le Chow-Chow, le Shar-Peï, le Pékinois, le Carlin, le Lhassa Apso, l’Épagneul tibétain, le Dogue du Tibet, le Shih Tzu, le Berger d’Asie centrale, le Thaï Ridgeback et le Shikoku. Chaque pays asiatique a développé ses propres races en fonction de ses besoins : chasse, garde, compagnie ou protection de troupeaux.
Quelles sont les races de chiens originaires d’Asie ?
Les races originaires d’Asie se répartissent sur plusieurs pays. Le Japon compte six races natives (Akita, Shiba, Kishu, Shikoku, Hokkaido, Kai Ken). La Chine a donné naissance au Chow-Chow, Shar-Peï, Pékinois, Carlin, Shih Tzu et Chien chinois à crête. Le Tibet a produit le Dogue du Tibet, le Lhassa Apso et l’Épagneul tibétain. L’Asie centrale abrite le Berger d’Asie centrale, et la Thaïlande le Thaï Ridgeback et le Bangkaew.
Quels sont les chiens sauvages d’Asie ?
L’Asie abrite plusieurs canidés sauvages remarquables. Le dhole (Cuon alpinus), aussi appelé chien sauvage d’Asie, vit en meutes dans les forêts d’Inde et d’Asie du Sud-Est. Le chien viverrin (Nyctereutes procyonoides) est un canidé atypique présent au Japon, en Chine et en Corée. Le loup indien et le loup de l’Himalaya sont également des canidés sauvages asiatiques. Ces animaux ne sont pas domesticables et ne doivent pas être confondus avec les races de chiens domestiques.
Quel est le chien asiatique à la mode en France ?
Le Shiba Inu est incontestablement le chien asiatique le plus tendance en France. Avec plus de 4 000 inscriptions au LOF par an, il a connu une progression fulgurante grâce à sa taille compacte, son allure de petit renard et sa popularité sur les réseaux sociaux. L’Akita Inu connaît également un succès croissant, porté par l’héritage du célèbre Hachiko. Le Chow-Chow et le Shar-Peï restent des choix populaires mais plus stables en termes de demande.
Peut-on adopter une race de chien asiatique en refuge ?
Oui, il est possible de trouver des chiens de races asiatiques en refuge ou via des associations spécialisées. Les Shiba Inu et les Akita Inu sont les plus fréquemment abandonnés, souvent par des propriétaires qui n’avaient pas anticipé leur caractère indépendant. Des associations comme Akita Home ou SOS Shar-Peï France recueillent régulièrement ces chiens et proposent des adoptions responsables avec suivi post-adoption.
Les races de chien d’Asie s’adaptent-elles au climat français ?
La plupart des races asiatiques s’adaptent bien au climat tempéré français. Les races à poil dense comme l’Akita Inu, le Shiba Inu et le Chow-Chow supportent très bien le froid mais souffrent de la chaleur estivale. En été, il faut limiter les promenades aux heures fraîches, garantir un accès permanent à l’eau et à l’ombre, et surveiller les signes de coup de chaleur. Le Thaï Ridgeback, originaire d’un climat tropical, supporte mieux la chaleur mais craint davantage le froid hivernal.
Vétérinaire diplômée de l'École Nationale Vétérinaire de Maisons-Alfort (promotion 2014), Dr Fabienne Marchal exerce depuis 12 ans en clinique à Limoges. Spécialisée en médecine préventive et nutrition animale, elle partage sur veterinairebeaublanc.fr ses conseils pour aider les propriétaires à prendre soin de leurs compagnons au quotidien.


