Dans cet article
- La Chine compte au moins 12 races de chiens reconnues par la Fédération Cynologique Internationale, du minuscule pékinois au massif dogue du Tibet
- Le shar-peï possède une peau plissée unique qui nécessite un entretien dermatologique régulier pour prévenir les pyodermites
- Le chow-chow se distingue par sa langue bleu-noir, une particularité génétique partagée par aucune autre race canine
- Le chien chinois à crête existe en deux variétés : nu (hairless) et houppette à poudre (powderpuff), issues de la même portée
- Le dogue du Tibet, considéré comme l’une des races les plus anciennes au monde, peut atteindre 70 kg à l’âge adulte
- En France, l’adoption d’une race de chien chinoise implique un budget santé annuel compris entre 400 et 900 euros selon la race
Sommaire
- Panorama des principales races de chiens originaires de Chine
- Origines historiques et rôles traditionnels des races chinoises
- Les races chinoises de petite taille : pékinois, shih tzu et carlin
- Les races chinoises de grande taille : chow-chow, shar-peï et dogue du Tibet
- Le chien chinois à crête : une race atypique
- Santé et spécificités vétérinaires des races chinoises
- Comparatif des races chinoises : taille, caractère et budget
- Races à la mode en Chine et conseils d’adoption en France
- La question sensible de la consommation de viande canine en Chine
Au cours de mes douze années de pratique vétérinaire à Limoges, j’ai eu le plaisir de suivre de nombreux chiens issus de races chinoises. Shar-peï aux plis caractéristiques, chow-chow à la langue bleue, pékinois au port royal : chaque race de chien chine possède des particularités qui fascinent autant qu’elles interrogent les propriétaires. La Chine, berceau d’une civilisation millénaire, a façonné des races canines remarquables dont certaines remontent à plus de 2 000 ans. Dans cet article, je vous propose un tour d’horizon complet de ces races, de leurs origines historiques à leurs besoins vétérinaires spécifiques, en passant par les conseils pratiques pour bien les accueillir chez vous.
Panorama des principales races de chiens originaires de Chine
La Fédération Cynologique Internationale (FCI) reconnaît officiellement plusieurs races de chiens dont le pays d’origine est la Chine. Cette diversité témoigne de la richesse de l’élevage canin chinois à travers les siècles. Je distingue généralement trois grandes familles parmi les races de chien chine.
La première famille regroupe les chiens de compagnie impériaux : le pékinois, le shih tzu et le carlin. Ces petites races étaient élevées dans les palais de la Cité interdite et réservées à l’aristocratie. La deuxième famille comprend les chiens de garde et de protection comme le chow-chow, le shar-peï et le majestueux dogue du Tibet. Enfin, la troisième famille rassemble les races atypiques comme le chien chinois à crête, dont l’apparence sans poils surprend toujours mes clients au premier rendez-vous.
Il ne faut pas confondre les races de chien chinoises avec d’autres chiens croisés parfois présentés comme tels sur les annonces en ligne. L’akita inu, par exemple, souvent associé aux races de chien asiatique, est en réalité une race japonaise. Cette confusion est fréquente, et je recommande toujours de vérifier l’inscription au LOF (Livre des Origines Français) avant toute adoption.

Origines historiques et rôles traditionnels des races chinoises
L’histoire des races canines chinoises est indissociable de la civilisation impériale. Les premières traces archéologiques de chiens domestiqués en Chine remontent à environ 15 000 ans, ce qui en fait l’un des foyers de domestication les plus anciens au monde. Chaque race a été développée pour remplir un rôle bien précis dans la société chinoise.
Le pékinois, appelé « chien-lion » en mandarin, jouissait d’un statut quasi sacré à la cour impériale. Sous la dynastie Tang (618-907), voler un pékinois était passible de la peine de mort. Ces chiens miniatures étaient portés dans les larges manches des robes impériales, d’où leur surnom de « chiens de manche ». En tant que vétérinaire, je constate que cette sélection historique pour la compagnie rapprochée explique leur attachement fusionnel à leur propriétaire.
Le chow-chow occupait un rôle très différent. Dans le nord de la Chine, il servait de chien de garde, de chien de traîneau et même de chien de chasse. Sa robustesse et son indépendance naturelle reflètent cette polyvalence ancestrale. Le shar-peï, originaire de la province du Guangdong, était quant à lui utilisé comme chien de combat et de garde de ferme. Sa peau plissée, loin d’être un simple trait esthétique, constituait un avantage défensif : un adversaire qui mordait ses plis ne pouvait pas atteindre les organes vitaux.
Le dogue du Tibet mérite une mention particulière. Gardien des monastères tibétains depuis des millénaires, il est souvent considéré comme la race indigène chinoise la plus ancienne. Marco Polo le décrivait déjà au XIIIe siècle comme « grand comme un âne et fort comme un lion ». Pour approfondir l’univers des races de chien d’Asie, je vous invite à consulter notre guide dédié.
Les races chinoises de petite taille : pékinois, shih tzu et carlin
Les races de petit chien asiatique d’origine chinoise sont parmi les plus populaires en France. Je reçois régulièrement ces trois races en consultation et je connais bien leurs spécificités.
Le pékinois
Le pékinois pèse entre 3 et 6 kg et mesure environ 20 cm au garrot. Son pelage long et soyeux nécessite un brossage quotidien. Son caractère est celui d’un petit chien au tempérament de grand : courageux, indépendant et parfois têtu. En consultation, je note fréquemment des problèmes respiratoires liés à sa face aplatie (brachycéphalie). Je recommande d’éviter les efforts par forte chaleur et de maintenir un poids optimal pour limiter ces difficultés.
Le shih tzu
Le shih tzu, dont le nom signifie « chien-lion », pèse entre 4 et 8 kg. C’est probablement la race chinoise la plus douce et la plus adaptable que je rencontre en clientèle. Son pelage abondant demande un entretien rigoureux : brossage tous les deux jours et toilettage professionnel toutes les six à huit semaines. Si vous habitez une grande ville, découvrez nos recommandations de toilettage chien à Lyon ou de toilettage chien à Toulouse. Côté santé, le shih tzu est prédisposé aux otites chroniques et aux problèmes dentaires : le détartrage régulier est indispensable.
Le carlin (pug)
Le carlin, pesant entre 6 et 8 kg, est le comique de la bande. Son visage expressif et sa nature joueuse en font un compagnon idéal pour les familles. Attention cependant : le carlin est sujet à l’obésité. Je vois trop de carlins en surpoids dans ma clinique, ce qui aggrave considérablement leurs troubles respiratoires brachycéphales. Un carlin en bonne santé doit avoir une taille de guêpe visible et des côtes palpables sous une fine couche de graisse. Si votre chien refuse ses croquettes, consultez avant de changer d’alimentation.
Les races chinoises de grande taille : chow-chow, shar-peï et dogue du Tibet
Les grandes races chinoises impressionnent par leur stature et leur caractère affirmé. Ce ne sont pas des chiens pour propriétaires débutants, et j’insiste toujours sur ce point lors de mes consultations préadoption.

Le chow-chow
Le chow-chow est sans doute la race de chien chine la plus reconnaissable grâce à sa crinière léonine et sa langue bleu-noir unique. Pesant entre 20 et 32 kg, c’est un chien calme mais territorial. En tant que vétérinaire, je souligne sa prédisposition à la dysplasie de la hanche et aux problèmes de thyroïde. Son pelage extrêmement dense nécessite un brossage au minimum trois fois par semaine, davantage en période de mue. Le chow-chow est un chien indépendant qui ne convient pas aux propriétaires recherchant un compagnon démonstratif.
Le shar-peï
Le shar-peï, pesant entre 18 et 25 kg, est probablement la race chinoise qui me demande le plus de vigilance vétérinaire. Ses plis cutanés, bien que charmants, constituent un terrain propice aux infections bactériennes et fongiques. Je recommande un nettoyage hebdomadaire des plis avec un antiseptique doux. Le shar-peï est également sujet à la fièvre familiale du shar-peï, une maladie auto-inflammatoire spécifique à la race qui provoque des épisodes de fièvre récurrents. Son caractère est loyal mais méfiant envers les étrangers, ce qui en fait un excellent chien de garde familial.
Le dogue du Tibet
Le dogue du Tibet est le géant des races chinoises, pouvant atteindre 70 kg et 66 cm au garrot. Ce chien majestueux a fait la une de la presse en 2014 lorsqu’un spécimen a été vendu pour 1,6 million d’euros en Chine. En pratique vétérinaire, je le considère comme un chien robuste mais qui nécessite un espace de vie adapté et une socialisation précoce rigoureuse. Son instinct de protection est puissant : sans éducation appropriée, il peut devenir difficile à gérer. Pour les amateurs de races imposantes, consultez également notre article sur l’American Bully qui partage certaines problématiques de gestion du gabarit.
Le chien chinois à crête : une race atypique
Le chien chinois à crête est sans doute la race de chien chine la plus surprenante. Je me souviens encore de la première fois qu’un propriétaire m’a amené un « hairless » en consultation : avec sa peau nue tachetée, sa crête de poils sur le crâne et ses « chaussettes » duveteuses, il ressemblait à une petite créature fantastique.
Cette race existe en deux variétés distinctes qui peuvent naître dans la même portée. La variété nue (hairless) possède un corps dépourvu de poils, avec des touffes uniquement sur la tête, les pattes et la queue. La variété houppette à poudre (powderpuff) est entièrement recouverte d’un pelage fin et soyeux. Le gène responsable de l’absence de poils est un gène dominant semi-létal : les chiots homozygotes pour ce gène ne survivent pas, ce qui explique pourquoi chaque portée produit des chiots des deux variétés.
Pesant entre 3 et 5 kg, le chien chinois à crête est un petit chien affectueux et vif. En consultation, je porte une attention particulière à sa peau exposée : coups de soleil en été, hypothermie en hiver, acné juvénile et points noirs sont des motifs fréquents de visite. Je recommande l’application d’une crème solaire pour chien (indice 30 minimum) lors des sorties estivales et le port d’un manteau en hiver. Ses dents présentent également une particularité : la variété nue possède souvent une dentition incomplète ou des dents penchées, liée au même gène que l’absence de poils.
Santé et spécificités vétérinaires des races chinoises
Chaque race de chien chine présente des prédispositions pathologiques que je considère essentiel de connaître avant l’adoption. Après des milliers de consultations avec ces races, je peux dresser un bilan assez précis de leurs points de vigilance.
La brachycéphalie concerne le pékinois, le shih tzu et le carlin. Ce syndrome regroupe plusieurs anomalies anatomiques : narines sténosées, voile du palais trop long et trachée hypoplasique. Dans les cas sévères, une chirurgie correctrice est nécessaire pour améliorer la respiration. Je recommande systématiquement un bilan respiratoire avant l’âge de deux ans pour ces races.
Les dermatoses sont le point faible du shar-peï et du chien chinois à crête. Le shar-peï développe fréquemment des dermatites allergiques, des mucinoses cutanées et des infections des plis. Le chien chinois à crête nu est vulnérable aux comédons, aux kératoses solaires et aux dermatites de contact. Un suivi dermatologique annuel est fortement conseillé pour ces deux races.
Le chow-chow présente une incidence élevée de dysplasie de la hanche, d’entropion (enroulement de la paupière vers l’intérieur) et d’hypothyroïdie. Le dogue du Tibet partage la prédisposition à la dysplasie et peut développer des neuropathies héréditaires. N’oubliez pas que la vaccination reste indispensable quelle que soit la race : elle protège contre des maladies graves comme la maladie de Carré ou la parvovirose.

Comparatif des races chinoises : taille, caractère et budget
Pour vous aider à choisir la race de chien chine qui correspond le mieux à votre mode de vie, j’ai compilé les données essentielles dans ce tableau comparatif basé sur mon expérience clinique.
| Race | Poids adulte | Espérance de vie | Caractère dominant | Niveau d’entretien | Budget santé annuel estimé |
|---|---|---|---|---|---|
| Pékinois | 3 à 6 kg | 12 à 15 ans | Indépendant, courageux | Élevé (pelage long) | 400 à 600 € |
| Shih tzu | 4 à 8 kg | 10 à 16 ans | Doux, sociable | Élevé (toilettage fréquent) | 450 à 650 € |
| Carlin | 6 à 8 kg | 12 à 15 ans | Joueur, affectueux | Modéré | 500 à 700 € |
| Chow-chow | 20 à 32 kg | 9 à 12 ans | Calme, territorial | Élevé (pelage dense) | 600 à 800 € |
| Shar-peï | 18 à 25 kg | 8 à 12 ans | Loyal, méfiant | Élevé (soins cutanés) | 650 à 900 € |
| Dogue du Tibet | 45 à 70 kg | 10 à 14 ans | Protecteur, indépendant | Élevé (gabarit et pelage) | 700 à 900 € |
| Chien chinois à crête | 3 à 5 kg | 13 à 18 ans | Vif, affectueux | Modéré à élevé (peau nue) | 400 à 550 € |
Ce tableau montre clairement que les races chinoises de grande taille entraînent un budget santé plus conséquent, principalement en raison des dosages médicamenteux plus élevés et des examens d’imagerie plus coûteux. Si vous recherchez une race dans une gamme de poids intermédiaire, notre guide sur les races de chien entre 10 et 15 kg pourrait vous intéresser.
Races à la mode en Chine et conseils d’adoption en France
La question des races populaires en Chine aujourd’hui est passionnante car elle reflète l’évolution de la société chinoise. Depuis l’assouplissement des restrictions sur la possession de chiens en milieu urbain dans les années 2000, la Chine connaît un véritable engouement pour les chiens de compagnie.
Actuellement, les races à la mode en Chine ne sont pas uniquement des races indigènes. Le golden retriever, le corgi et le husky sibérien figurent parmi les races les plus recherchées dans les grandes villes chinoises comme Pékin et Shanghai. Parmi les races chinoises, le carlin et le shih tzu conservent une forte popularité. Le pékinois, autrefois symbole impérial, connaît un certain déclin d’intérêt en Chine même, tandis que le dogue du Tibet a vu sa cote chuter après la bulle spéculative des années 2013-2015.
Pour adopter une race de chien chine en France, je vous recommande plusieurs précautions. Privilégiez un éleveur inscrit au LOF qui effectue les tests génétiques appropriés à la race. Pour le shar-peï, exigez le dépistage de la fièvre familiale ; pour le chow-chow, les radiographies de dysplasie des parents. Méfiez-vous des prix anormalement bas qui peuvent cacher des élevages non déclarés ou des importations douteuses. Le prix moyen d’un chiot de race chinoise LOF se situe entre 1 200 et 2 500 euros selon la race, avec des pics bien supérieurs pour le dogue du Tibet. Pour mieux comprendre les enjeux de la sélection raciale, lisez notre article sur le croisement de races de chiens.
Si vous êtes attiré par les races chinoises de petite taille, notre dossier sur les 5 races de chien chinois incontournables détaille les critères de choix pour chaque profil de propriétaire.
La question sensible de la consommation de viande canine en Chine
En tant que vétérinaire, je suis régulièrement interrogée sur la consommation de viande de chien en Chine. C’est un sujet délicat que je souhaite aborder avec honnêteté et nuance.
Historiquement, la consommation de viande canine existait dans certaines régions du sud de la Chine, notamment lors du festival de Yulin dans la province du Guangxi. Les chiens concernés n’étaient généralement pas des races de compagnie spécifiques, mais plutôt des chiens de ferme ou des animaux errants. Il n’existe pas de « race élevée pour la consommation » à proprement parler, contrairement à ce que certains articles sensationnalistes laissent entendre.
La situation a considérablement évolué ces dernières années. En 2020, le ministère de l’Agriculture chinois a officiellement reclassé les chiens comme « animaux de compagnie » et non plus « animaux d’élevage ». Plusieurs grandes villes, dont Shenzhen et Zhuhai, ont interdit la consommation de viande canine. La société civile chinoise, portée par une classe moyenne urbaine très attachée à ses animaux de compagnie, milite activement contre ces pratiques. Selon la World Animal Protection, le nombre de chiens consommés en Chine a diminué de manière significative au cours de la dernière décennie.
À retenir
- Vérifiez les tests génétiques spécifiques à chaque race avant l’adoption : dysplasie pour le chow-chow, fièvre familiale pour le shar-peï
- Nettoyez les plis cutanés du shar-peï une fois par semaine avec un antiseptique doux pour prévenir les infections
- Appliquez une crème solaire indice 30 sur le chien chinois à crête nu avant chaque sortie estivale
- Prévoyez un budget santé annuel de 400 à 900 euros selon la race choisie, hors imprévus
- Faites réaliser un bilan respiratoire avant 2 ans pour les races brachycéphales (pékinois, shih tzu, carlin)
Questions fréquentes
Quelles sont les races de chiens chinois ?
Les principales races de chiens originaires de Chine reconnues par la FCI sont le pékinois, le shih tzu, le carlin, le chow-chow, le shar-peï, le dogue du Tibet et le chien chinois à crête. On peut y ajouter le lhassa apso (souvent rattaché au Tibet), le chien de Taïwan et le chien de Chongqing. En tout, la Chine compte au moins douze races reconnues internationalement, chacune avec des caractéristiques physiques et comportementales distinctes.
Quelles sont les races de chiens à la mode en Chine ?
Aujourd’hui en Chine, les races les plus populaires en milieu urbain sont le golden retriever, le corgi, le husky sibérien, le caniche et le bouledogue français. Parmi les races chinoises indigènes, le carlin et le shih tzu restent très appréciés. Le dogue du Tibet, après une bulle spéculative dans les années 2013-2015, a vu sa popularité redescendre. Les jeunes propriétaires chinois privilégient désormais les races de taille moyenne, faciles à vivre en appartement.
Quelle race de chien mange-t-on en Chine ?
Il n’existe pas de race spécifiquement élevée pour la consommation en Chine. Historiquement, les chiens consommés dans certaines régions du sud (notamment lors du festival de Yulin) étaient principalement des chiens de ferme non races ou des animaux errants. Depuis 2020, le gouvernement chinois a reclassé les chiens comme animaux de compagnie et plusieurs grandes villes ont interdit cette pratique, qui est en net recul dans le pays.
Quelle est la race de chien indigène chinois la plus ancienne ?
Le dogue du Tibet est généralement considéré comme la race indigène chinoise la plus ancienne, avec des origines remontant à plusieurs milliers d’années. Des analyses ADN suggèrent qu’il pourrait être l’ancêtre de nombreuses races molossoïdes modernes. Gardien traditionnel des monastères himalayens, il était déjà décrit par Marco Polo au XIIIe siècle. Le chow-chow est également une race très ancienne, avec des représentations datant de la dynastie Han (206 av. J.-C.).
Le chien chinois à crête est-il fragile ?
Le chien chinois à crête possède une espérance de vie de 13 à 18 ans, ce qui en fait l’une des races les plus longévives. Cependant, la variété nue nécessite une protection cutanée spécifique : crème solaire en été, manteau en hiver, et surveillance des comédons et irritations. Sa dentition est souvent incomplète, ce qui demande une hygiène bucco-dentaire renforcée. Malgré ces particularités, c’est un chien globalement robuste quand il est bien suivi.
Le shar-peï est-il un chien chinois dangereux ?
Le shar-peï n’est pas classé parmi les chiens dangereux en France (il ne figure ni en catégorie 1 ni en catégorie 2 de la loi de janvier 1999). C’est un chien naturellement méfiant envers les inconnus, ce qui en fait un bon gardien, mais il n’est pas agressif par nature. Une socialisation précoce et une éducation ferme mais positive suffisent à en faire un compagnon équilibré. Les incidents impliquant des shar-peï sont rares comparés à d’autres races de gabarit similaire.
Vétérinaire diplômée de l'École Nationale Vétérinaire de Maisons-Alfort (promotion 2014), Dr Fabienne Marchal exerce depuis 12 ans en clinique à Limoges. Spécialisée en médecine préventive et nutrition animale, elle partage sur veterinairebeaublanc.fr ses conseils pour aider les propriétaires à prendre soin de leurs compagnons au quotidien.


