Races de chiens de chasse : le guide par type de gibier et de terrain

La France compte plus de 350 races de chiens reconnues par la FCI, dont une centaine sont classées dans les groupes dédiés à la chasse. Choisir parmi cette liste exige de croiser deux critères décisifs : le type de gibier recherché (plume, poil, grand gibier, gibier d’eau) et la nature du terrain pratiqué (plaine ouverte, forêt dense, marais, montagne). Ce guide détaille, race par race, les aptitudes naturelles qui orientent le choix d’un chien de chasse adapté à chaque situation.

Dans cet article

  • Les chiens de chasse se répartissent en 6 catégories fonctionnelles définies par la Fédération Cynologique Internationale (groupes 3, 4, 6, 7 et 8)
  • Pour la chasse au petit gibier à plumes, les chiens d’arrêt comme le setter anglais ou le braque allemand dominent les inscriptions au LOF
  • La chasse au sanglier en battue mobilise principalement des chiens courants de type anglo-français, porcelaine ou bleu de Gascogne
  • Les retrievers (labrador, golden) sont les races les plus polyvalentes pour le gibier d’eau et le rapport après tir
  • Le terrain conditionne autant le choix que le gibier : un épagneul breton excelle en plaine, un teckel au terrier, un griffon nivernais en forêt accidentée
  • Le dressage spécifique à la chasse débute idéalement entre 6 et 12 mois, avec un coût moyen de 500 à 1 500 euros pour une formation complète

Santévet : obtenez un devis d'assurance pour votre animal

Six catégories fonctionnelles pour classer les chiens de chasse

La Fédération Cynologique Internationale (FCI) répartit les chiens de chasse dans plusieurs groupes selon leur mode de travail. Cette classification, reprise par la Société Centrale Canine en France, constitue la base de toute liste de races de chiens de chasse cohérente.

Les chiens d’arrêt (groupe 7 FCI) marquent l’arrêt devant le gibier sans le poursuivre : braques, setters, épagneuls d’arrêt. Ils travaillent en quête rapprochée ou élargie selon la race et le terrain. Les chiens courants (groupe 6) poursuivent le gibier à la voix sur de longues distances, en meute ou seuls. Les retrievers, chiens leveurs et chiens d’eau (groupe 8) rapportent le gibier tiré, lèvent les oiseaux ou travaillent en milieu aquatique.

Trois autres familles complètent cette liste : les teckels (groupe 4), spécialisés dans le travail au terrier et la recherche au sang ; les terriers (groupe 3), utilisés pour le déterrage du renard et du blaireau ; et les chiens de sang, souvent issus des groupes 6 ou 8, dédiés à la recherche du gibier blessé. Chaque catégorie répond à un mode de chasse précis, et croiser les fonctions reste possible avec certaines races dites polyvalentes.

Voir aussi Chiens de grande taille : races, besoins et fragilités articulaires

Chasse au petit gibier à plumes : les races d’arrêt qui font référence

Pour la chasse à la bécasse, à la perdrix, au faisan ou à la caille, les chiens d’arrêt constituent le choix historique et le plus répandu en France. Leur rôle consiste à localiser l’oiseau par l’odorat, à marquer l’arrêt pour signaler sa position au chasseur, puis à rester immobile jusqu’au tir.

L’épagneul breton reste la race d’arrêt la plus inscrite au LOF chaque année en France, selon les données de la Société Centrale Canine. Sa taille moyenne (47 à 51 cm au garrot pour 14 à 18 kg), sa quête naturellement rapprochée et son caractère docile en font un choix adapté aux terrains de plaine et de bocage. Il excelle sur la bécasse et le petit gibier à plumes de manière générale.

Le setter anglais offre une quête plus étendue, idéale pour les grandes plaines. Son galop ample et son nez exceptionnel le destinent aux terrains ouverts où le gibier est dispersé. Le braque allemand à poil court (Kurzhaar), plus lourd (25 à 32 kg), se distingue par sa polyvalence : arrêt, rapport sur terre et en eau, recherche au sang. Il représente un compromis fréquent pour les chasseurs qui pratiquent plusieurs types de chasse.

Le pointer anglais, reconnaissable à son arrêt spectaculaire en position haute, rivalise avec le setter pour la chasse à la perdrix en terrain ouvert. Le braque français type Pyrénées, plus léger que le braque allemand, convient aux terrains vallonnés du sud de la France. Le spinone italien, au poil dur, apporte rusticité et endurance en terrain accidenté ou humide.

Gibier d’eau : retrievers et chiens leveurs à privilégier

La chasse au canard, à la sarcelle, à la bécassine des marais ou à l’oie exige un chien capable de travailler dans l’eau froide, parfois pendant des heures. Les retrievers du groupe 8 FCI dominent cette spécialité grâce à leur sous-poil imperméable et leur instinct naturel de rapport.

Le labrador retriever occupe la première place pour la chasse au gibier d’eau dans la plupart des pays occidentaux. Son poil court et dense, doublé d’un sous-poil huileux, le protège de l’eau glacée. Son tempérament calme au poste (hutte, gabion, tonne) et son rapport doux (bouche souple) évitent d’endommager le gibier. Un labrador de lignée travail pèse entre 27 et 36 kg, contre 30 à 40 kg pour les lignées d’exposition.

Le golden retriever de lignée travail présente des aptitudes similaires, avec un poil plus long qui nécessite davantage d’entretien après une journée en marais. Le chesapeake bay retriever, moins répandu en France, supporte les eaux les plus froides grâce à un pelage ondulé quasi-imperméable. Parmi les races continentales, le barbet, race française au poil bouclé, figurait historiquement parmi les premiers chiens d’eau européens. L’épagneul d’eau irlandais, reconnaissable à sa queue de rat, combine travail aquatique et levée de gibier en terrain humide.

Pour les chasseurs qui souhaitent un chien à la fois leveur et rapporteur, le springer spaniel anglais représente une alternative compacte (18 à 22 kg). Il lève le gibier à plumes dans les roseaux et les haies, puis rapporte après le tir. Sa taille réduite lui permet de pénétrer dans les couverts denses où un labrador peinerait à se faufiler.

Chasse au sanglier et grand gibier : les chiens courants les plus efficaces

La chasse au sanglier en battue ou à courre mobilise des chiens courants capables de poursuivre un animal rapide et endurant sur des distances de plusieurs kilomètres, souvent en terrain forestier dense. Selon la Fédération Nationale des Chasseurs, les chiens courants constituent la famille la plus utilisée pour la grande vénerie et la battue au grand gibier en France.

Les anglo-français (tricolore, blanc et noir, blanc et orange) figurent parmi les races les plus employées en battue au sanglier. Issus de croisements entre foxhounds anglais et courants français, ils allient la vitesse du foxhound à l’endurance et au sens olfactif des races françaises. Leur taille (60 à 72 cm selon la variété) leur confère une foulée efficace en forêt.

Le porcelaine, au pelage blanc caractéristique tacheté d’orange, est réputé pour son nez fin et sa voix puissante. Originaire de Franche-Comté, il travaille aussi bien le sanglier que le chevreuil. Le grand bleu de Gascogne, imposant (62 à 72 cm), excelle en meute dans les forêts du sud-ouest. Le billy, race française rare, peut atteindre 70 cm au garrot et reste un spécialiste de la vénerie du cerf et du sanglier.

Pour les équipages de taille plus réduite, le griffon nivernais et le griffon vendéen (grand et briquet) offrent un travail tenace en sous-bois épais. Leur poil dur les protège des ronces. Le bruno du Jura et le chien courant de Transylvanie complètent la liste pour la chasse en montagne.

En recherche au sang sur grand gibier blessé, le teckel à poil dur et le rouge de Hanovre sont les deux races les plus utilisées en France et en Allemagne, selon les unions nationales de conducteurs de chiens de sang.

Voir aussi Quelles races de chats restent petites à l’âge adulte ?

Chasse au lapin et au lièvre : beagles, bassets et autres spécialistes

La chasse au lapin de garenne et au lièvre repose sur des chiens courants de petite à moyenne taille, capables de suivre une piste sinueuse dans les ronciers, les haies et les terrains vallonnés. La voix du chien, qui permet au chasseur de suivre la progression de la poursuite, est un critère de sélection majeur.

Le beagle, race anglaise de 33 à 40 cm au garrot, reste le chien de chasse au lapin le plus populaire en Europe. Son odorat puissant, sa voix mélodieuse et son gabarit compact (9 à 11 kg) lui permettent de pénétrer dans les fourrés les plus denses. Il travaille seul, en couple ou en petite meute. Sa sociabilité naturelle facilite la cohabitation avec d’autres chiens.

Le basset artésien normand, race française au corps allongé et aux pattes courtes (30 à 36 cm), excelle dans les terrains de plaine et les haies basses. Son nez rase le sol et lui confère un avantage sur les pistes froides. Le basset fauve de Bretagne, au poil dur et au caractère vif et déterminé, s’adapte mieux aux terrains de landes et de broussailles.

Pour la chasse au lièvre spécifiquement, le petit bleu de Gascogne (50 à 58 cm) et le briquet griffon vendéen offrent davantage de vitesse que les bassets tout en conservant un excellent nez. Le harrier, intermédiaire entre le beagle et le foxhound, travaille en meute sur des distances plus longues. Ces races s’avèrent particulièrement pertinentes pour le chasseur qui possède un territoire de taille moyenne à grande en plaine céréalière ou en bocage.

Santévet : obtenez un devis d'assurance pour votre animal

Chiens de terrier : les races conçues pour le déterrage

Le déterrage du renard et du blaireau, pratique réglementée par l’article L. 424-4 du Code de l’environnement, mobilise des chiens de petit format capables de s’engager dans des terriers étroits. Leur tour de poitrine réduit, leur courage face à un animal acculé et leur voix souterraine constituent les qualités recherchées.

Le fox-terrier à poil dur et le fox-terrier à poil lisse figurent parmi les races historiques du déterrage en France et en Grande-Bretagne. Leur taille (35 à 39 cm, 7 à 8 kg) leur permet de s’introduire dans la plupart des terriers. Le jagdterrier (terrier de chasse allemand), plus récent, combine travail au terrier, recherche au sang et rapport du petit gibier : c’est l’un des terriers les plus polyvalents.

Le teckel, dans ses trois variétés de poil (ras, dur, long) et ses trois tailles (standard, nain, kaninchen), reste le chien de terrier le plus répandu en Europe continentale. Le teckel standard à poil dur, d’un tour de poitrine supérieur à 35 cm, travaille au terrier sur le renard et le blaireau. Le teckel nain et le kaninchen, au tour de poitrine inférieur à 35 cm et 30 cm respectivement, s’engagent dans les terriers les plus étroits. Au-delà du déterrage, le teckel standard excelle en recherche au sang sur le grand gibier blessé.

Tableau comparatif des principales races par gibier et terrain

Ce tableau synthétise les races les plus courantes en France, classées par spécialité principale. Le poids, la taille et le terrain de prédilection permettent de comparer rapidement les options disponibles.

Race Catégorie Gibier principal Taille (cm) Poids (kg) Terrain privilégié
Épagneul breton Arrêt Bécasse, perdrix 47-51 14-18 Plaine, bocage
Setter anglais Arrêt Perdrix, faisan 61-68 20-30 Grande plaine
Braque allemand Arrêt polyvalent Plume et poil 58-66 25-32 Tous terrains
Pointer anglais Arrêt Perdrix, caille 61-69 20-30 Plaine ouverte
Labrador retriever Retriever Canard, oie 54-57 27-36 Marais, plan d’eau
Golden retriever Retriever Gibier d’eau, faisan 51-61 25-34 Marais, plaine humide
Springer spaniel Leveur/rapporteur Faisan, bécasse 46-51 18-22 Couvert dense, haies
Anglo-français tricolore Courant Sanglier, chevreuil 60-72 25-35 Forêt, battue
Porcelaine Courant Sanglier, chevreuil 53-58 25-28 Forêt, vallons
Grand bleu de Gascogne Courant Sanglier, cerf 62-72 32-38 Forêt dense
Beagle Courant petit format Lapin, lièvre 33-40 9-11 Haies, garenne
Basset artésien normand Courant bas Lapin 30-36 15-20 Plaine, haies
Teckel standard poil dur Terrier/sang Renard, recherche au sang 20-27 7-14 Terrier, forêt
Fox-terrier poil dur Terrier Renard, blaireau 35-39 7-8 Terrier
Griffon nivernais Courant Sanglier 55-62 22-28 Forêt dense, ronces

Plaine, forêt ou montagne : quelle race selon le milieu pratiqué

Le terrain de chasse conditionne le choix d’une race autant que le gibier visé. Un chien performant en plaine céréalière peut se révéler inadapté en forêt de montagne, et inversement. Trois grands types de milieux déterminent des profils morphologiques et comportementaux distincts.

En plaine ouverte (Beauce, Picardie, grandes cultures du Bassin parisien), les chiens d’arrêt à quête étendue dominent. Le setter anglais, le pointer et le braque allemand couvrent de vastes surfaces à grande vitesse. Leur galop ample et leur vue dégagée permettent au chasseur de les diriger à distance. L’épagneul breton, plus rapproché dans sa quête, convient aux plaines de taille moyenne et aux parcelles entrecoupées de haies.

En forêt dense (chênaies, hêtraies, forêts de résineux), les chiens courants à poil dur prennent l’avantage. Le griffon nivernais, le griffon vendéen et le grand bleu de Gascogne supportent les ronces, les branches basses et les sols accidentés. Leur poil dur ou mi-long les protège des blessures. Leur voix forte porte à travers la végétation, ce qui permet au chasseur posté de suivre la progression de la meute. Pour un chasseur seul ou en petit groupe, le petit bleu de Gascogne ou le basset fauve de Bretagne offrent des gabarits plus maniables.

En montagne (Pyrénées, Alpes, Massif central), l’endurance et la résistance au froid deviennent prioritaires. Le braque français type Pyrénées, le bruno du Jura et le chien courant italien à poil dur supportent les dénivelés importants et les températures basses. La souplesse articulaire et un poids modéré (sous 30 kg) réduisent le risque de blessures sur les terrains rocheux. Les coussinets épais et le poil dur constituent des avantages sélectifs dans ces milieux exigeants.

En zone humide (marais, étangs, littoral), le labrador, le barbet et le chesapeake bay retriever s’imposent. Leur sous-poil imperméable, leur queue épaisse servant de gouvernail et leur morphologie compacte facilitent la nage prolongée. Un chien de marais doit également supporter l’attente immobile au poste, parfois plusieurs heures dans le froid : le tempérament calme du labrador de lignée travail répond précisément à cette contrainte.

Éducation et dressage : ce qui différencie un chien de chasse d’un chien de compagnie

Un chien de chasse issu d’une lignée de travail possède des instincts innés (quête, arrêt, poursuite, rapport), mais ces aptitudes brutes ne suffisent pas sans un dressage structuré. La formation spécifique à la chasse diffère profondément de l’éducation de base proposée en cours de dressage classiques.

L’éducation de base (rappel, marche en laisse, socialisation) commence dès 8 semaines, comme pour tout chiot. La familiarisation au coup de feu, étape critique, intervient progressivement entre 3 et 6 mois : un chiot exposé trop tôt ou trop brutalement au bruit peut développer une peur définitive du tir. Les professionnels recommandent d’associer le bruit à une expérience positive (nourriture, jeu) en augmentant graduellement l’intensité sonore.

Le dressage spécifique à la chasse débute généralement entre 6 et 12 mois. Pour un chien d’arrêt, il comprend le travail de la quête (direction, amplitude), la fermeté de l’arrêt, la sagesse à l’envol et au tir, puis le rapport. Pour un chien courant, le dressage porte sur le suivi de voie, la voix (menée, changement de direction, défaut), et le découplé en meute. Un retriever apprend le marking (mémorisation du point de chute), le rapport à la main, les directions à distance (gauche, droite, en avant, stop).

Le coût d’une formation complète auprès d’un dresseur professionnel varie entre 500 et 1 500 euros selon la durée et la spécialité. Certains éleveurs spécialisés proposent des stages de 2 à 4 semaines incluant hébergement du chien et sorties sur terrain de chasse. L’alimentation joue également un rôle pendant cette période d’effort intense : les besoins énergétiques d’un chien de chasse en activité peuvent dépasser de 40 à 60 % ceux d’un chien sédentaire, selon les recommandations nutritionnelles vétérinaires. Une adaptation de la ration s’impose donc en saison de chasse, tout comme le choix de compléments alimentaires adaptés pour soutenir les articulations et la récupération musculaire.

Un chien de chasse qui ne chasse pas reste un chien aux besoins d’exercice élevés. Le setter anglais, le braque allemand ou le springer spaniel nécessitent au minimum une à deux heures d’activité physique quotidienne hors saison. Sans cet exutoire, des troubles comportementaux (destruction, fugue, aboiements excessifs) apparaissent fréquemment. Un refus de s’alimenter peut également signaler un mal-être lié au manque de stimulation chez ces races actives.

Le choix entre un mâle et une femelle dépend de la pratique. En meute de chiens courants, les femelles sont souvent privilégiées pour leur sociabilité et leur moindre tendance à la dominance entre congénères. Pour la chasse individuelle au chien d’arrêt, le sexe importe moins que la lignée de travail et la qualité du dressage. Dans tous les cas, vérifier les inscriptions au Livre des Origines Français (LOF) et les résultats des parents en épreuves de travail (field-trial, TAN) reste la meilleure garantie d’aptitudes naturelles.

À retenir

  • Identifier d’abord le gibier principal et le terrain pratiqué avant de choisir une race : un chien d’arrêt pour la plume en plaine, un courant pour le sanglier en forêt, un retriever pour le gibier d’eau
  • Vérifier que les parents du chiot sont inscrits au LOF et possèdent des résultats en épreuves de travail (field-trial, TAN, brevet de chasse)
  • Commencer la familiarisation au coup de feu entre 3 et 6 mois, toujours de manière progressive et associée à une expérience positive
  • Prévoir un budget de 500 à 1 500 euros pour le dressage spécifique à la chasse auprès d’un professionnel
  • Adapter la ration alimentaire en saison de chasse : les besoins énergétiques augmentent de 40 à 60 % par rapport au repos

Questions fréquentes


Quelle race de chien choisir pour la chasse au sanglier en battue ?

Les chiens courants de type anglo-français tricolore, porcelaine et grand bleu de Gascogne sont les races les plus employées en battue au sanglier en France. Le griffon nivernais et le griffon vendéen conviennent particulièrement aux forêts denses et aux terrains accidentés. Le choix dépend de la taille de l’équipage et de la densité du couvert forestier.

Quelles sont les races de chiens courants les plus utilisées en France ?

Les races de chiens courants les plus utilisées en France comprennent l’anglo-français tricolore, le grand bleu de Gascogne, le porcelaine, le billy, le griffon nivernais, le petit bleu de Gascogne et le beagle. Selon la Fédération Nationale des Chasseurs, les anglo-français dominent les inscriptions pour la chasse en meute au grand gibier.

Le beagle est-il un bon chien de chasse pour un débutant ?

Le beagle constitue un excellent choix pour un chasseur débutant spécialisé dans le lapin et le lièvre. Sa petite taille (33 à 40 cm), son caractère sociable et sa facilité de dressage en font l’une des races les plus accessibles. Il nécessite toutefois un exercice quotidien soutenu et peut se montrer fugueur s’il capte une piste intéressante.

Quels sont les 10 meilleurs chiens pour la chasse au sanglier ?

Les dix races les plus réputées pour la chasse au sanglier sont : l’anglo-français tricolore, le grand anglo-français blanc et noir, le porcelaine, le grand bleu de Gascogne, le billy, le griffon nivernais, le grand griffon vendéen, le briquet griffon vendéen, le bruno du Jura et le grand gascon saintongeois. La plupart travaillent en meute de 6 à 20 chiens selon la taille du territoire.

Quel chien d’arrêt choisir pour la chasse à la bécasse ?

L’épagneul breton est la race d’arrêt la plus prisée pour la chasse à la bécasse en France, grâce à sa quête rapprochée et sa capacité à travailler en sous-bois dense. Le setter anglais et le springer spaniel anglais constituent également d’excellentes options. Le choix dépend du type de couvert : l’épagneul breton excelle en bocage, le setter en terrain plus ouvert.

Un chien de chasse peut-il vivre en appartement ?

Techniquement possible pour les races de petit format comme le beagle ou le teckel, la vie en appartement impose un engagement quotidien d’au moins 1 h 30 d’exercice physique intense. Les races de grande taille (braques, setters, courants) sont fortement déconseillées en logement sans jardin. Le manque de stimulation provoque fréquemment des troubles comportementaux chez ces chiens sélectionnés pour l’effort prolongé.

Combien coûte un chiot de race de chasse inscrit au LOF ?

Le prix d’un chiot de chasse inscrit au LOF varie entre 600 et 1 500 euros selon la race, la lignée et les résultats des parents en épreuves de travail. Un épagneul breton se situe autour de 700 à 1 000 euros, un setter anglais entre 800 et 1 200 euros, un labrador de lignée travail entre 1 000 et 1 500 euros. Les chiots issus de parents titrés en field-trial atteignent les fourchettes hautes.


Fabienne Marchal
Fabienne Marchal

Rédactrice spécialisée en santé animale depuis douze ans. Elle n'est pas vétérinaire et ne délivre aucun avis médical : les articles sont documentaires et ne remplacent pas une consultation.

Sources

  1. legifrance.gouv.fr
  2. fr.wikipedia.org

À lire aussi

Chats à poil long : les races, leur entretien et leurs fragilités
Races et adoption

Chats à poil long : les races, leur entretien et leurs fragilités

Le chat de race à poil long représente environ 30 % des inscriptions au LOOF chaque année, porté par la…

Races de chiens de berger rares : lesquelles vivent bien en France ?
Races et adoption

Races de chiens de berger rares : lesquelles vivent bien en France ?

Moins de 200 naissances par an en France pour certaines races de berger inscrites au LOF : le Berger de…

Quel est le chien le plus vieux du monde en 2026 ?
Races et adoption

Quel est le chien le plus vieux du monde en 2026 ?

Jusqu'où un chien peut-il défier le temps ? En 2026, un cas remarquable a relancé le débat : celui de Lazare,…

Races de chiens de Chine : origines et particularités
Races et adoption

Races de chiens de Chine : origines et particularités

Au cours de mes douze années de pratique vétérinaire à Limoges, j'ai eu le plaisir de suivre de nombreux…

Croisement de races de chiens : guide complet et précautions vétérinaires
Races et adoption

Croisement de races de chiens : guide complet et précautions vétérinaires

Labrador croisé golden, caniche croisé bichon, berger croisé malinois : les accouplements entre races…

Quelles races de chiens dorment le plus ?
Races et adoption

Quelles races de chiens dorment le plus ?

Un chien adulte dort en moyenne douze à quatorze heures par jour, mais certaines races dépassent largement ce…

Dans la rubrique Races et adoption

Santévet : devis d'assurance pour votre animal