Dans cet article
- Un chat malade cache souvent ses symptômes : 5 signes comportementaux permettent de repérer un problème avant qu’il ne s’aggrave
- Les vomissements répétés, la diarrhée persistante et la perte de poids figurent parmi les symptômes de maladie du chat les plus fréquents en consultation
- Certaines maladies félines comme le typhus ou la leucose peuvent être mortelles en quelques jours sans prise en charge rapide
- Un chat qui ne mange plus depuis 24 heures ou qui présente des difficultés respiratoires nécessite une consultation vétérinaire urgente
- La prévention repose sur la vaccination, la vermifugation régulière et un suivi annuel chez le vétérinaire
- Certaines maladies de peau ou des yeux se détectent visuellement grâce à des lésions, croûtes ou écoulements anormaux
Sommaire
- Pourquoi votre chat cache ses symptômes de maladie
- Les signes comportementaux qui doivent vous alerter
- Symptômes digestifs fréquents chez le chat
- Symptômes respiratoires et oculaires à surveiller
- Symptômes cutanés et anomalies du pelage
- Les maladies les plus courantes chez le chat
- Tableau récapitulatif : symptômes et niveaux d’urgence
- Quand faut-il s’inquiéter et consulter en urgence ?
- Prévention et dépistage : protéger votre chat au quotidien
Un chat malade se comporte souvent comme un chat en pleine forme, et c’est bien là le problème. Dans près de sept cas sur dix, les propriétaires ne remarquent aucun signe avant que la maladie n’atteigne un stade avancé. Pourtant, des changements subtils dans l’appétit, la posture ou le comportement quotidien peuvent servir de signaux d’alerte précoces. Je vous explique ici comment les repérer, ce qu’ils signifient et à quel moment consulter.
Pourquoi votre chat cache ses symptômes de maladie
Avant de détailler les symptômes eux-mêmes, il est essentiel de comprendre pourquoi les chats sont si difficiles à « lire » quand ils souffrent. Cette connaissance vous rendra plus vigilant au quotidien.
Le chat domestique reste un prédateur solitaire dans son fonctionnement instinctif. Dans la nature, un animal qui montre des signes de faiblesse devient une proie potentielle. Votre chat conserve ce réflexe ancestral : il dissimule sa douleur, maintient une apparence normale le plus longtemps possible et s’isole discrètement quand il ne va pas bien.
C’est pourquoi la maladie du chat présente des symptômes souvent subtils au départ. Un léger changement dans ses habitudes alimentaires, une modification de son comportement social ou une baisse d’activité presque imperceptible peuvent être les seuls indices pendant plusieurs jours, voire plusieurs semaines. Selon la Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES), de nombreuses pathologies félines ne sont diagnostiquées qu’à un stade avancé précisément à cause de cette capacité de dissimulation.
Mon conseil de praticienne : prenez l’habitude d’observer votre chat 5 minutes chaque jour sans interagir avec lui. Regardez comment il se déplace, comment il mange, où il dort. C’est dans ces moments d’observation neutre que vous repérerez les premiers changements.
Voir aussi Poils collés chez le chat : quelle maladie en est la cause ?
Les signes comportementaux qui doivent vous alerter

Les modifications de comportement constituent souvent le premier symptôme de maladie du chat que vous pouvez détecter. Voici les cinq signaux comportementaux majeurs que je recherche systématiquement en consultation.
L’isolement soudain
Un chat habituellement sociable qui se cache sous un meuble, reste dans un placard ou évite tout contact humain exprime un malaise. Ce retrait peut signaler une douleur, de la fièvre ou un état de stress intense. Si votre chat devient apathique subitement, c’est un signal d’alarme à prendre au sérieux.
L’agressivité inhabituelle
À l’inverse, un chat normalement calme qui grogne, crache ou mord quand vous le touchez à un endroit précis souffre probablement à cet endroit. La douleur abdominale, les douleurs articulaires et les infections dentaires provoquent fréquemment ce type de réaction défensive.
Les changements dans l’utilisation de la litière
Un chat propre qui commence à uriner en dehors de sa litière ne fait pas un caprice. Ce comportement peut indiquer une infection urinaire, des calculs vésicaux ou même un diabète. De même, un chat qui passe du temps dans sa litière sans produire d’urine présente potentiellement une obstruction urinaire, une urgence vitale chez le mâle.
Les vocalises excessives
Des miaulements inhabituels, rauques, répétitifs ou nocturnes peuvent traduire une douleur, une désorientation (notamment chez le chat âgé atteint de troubles cognitifs) ou une hyperthyroïdie. Chaque maladie du chat a ses propres manifestations vocales que j’ai appris à reconnaître au fil des années.
La modification du rythme de sommeil
Un chat dort en moyenne 12 à 16 heures par jour. S’il dort sensiblement plus ou, au contraire, semble agité et incapable de se reposer, quelque chose ne va pas. L’hypersomnie accompagne souvent les infections fébriles, tandis que l’insomnie peut signaler une douleur chronique ou un trouble endocrinien.
Symptômes digestifs fréquents chez le chat
Les troubles digestifs représentent le motif de consultation le plus courant dans ma pratique. Ils peuvent être bénins comme révéler une pathologie grave. Voici comment les distinguer.
Vomissements
Un chat qui vomit occasionnellement une boule de poils n’est pas forcément malade. En revanche, des vomissements répétés (plus de deux fois par semaine), des vomissements de bile jaune à jeun, ou des vomissements contenant du sang constituent un symptôme de maladie chez le chat qui nécessite une investigation. Les causes possibles vont de la gastrite simple à l’insuffisance rénale chronique, en passant par l’ingestion d’un corps étranger ou une pancréatite.
Diarrhée
Une diarrhée ponctuelle après un changement alimentaire est banale. Une diarrhée persistante au-delà de 48 heures, une diarrhée sanglante ou une diarrhée accompagnée de fièvre exige une consultation rapide. Chez le chaton, la diarrhée peut entraîner une déshydratation dangereuse en quelques heures seulement.
Perte d’appétit ou anorexie
Un chat qui refuse de manger pendant plus de 24 heures doit être surveillé de près. Au-delà de 48 heures sans alimentation, le risque de lipidose hépatique (maladie du foie gras) augmente significativement, surtout chez les chats en surpoids. Cette pathologie peut devenir mortelle si elle n’est pas traitée.
Soif excessive
Si votre chat boit beaucoup plus que d’habitude (on parle de polydipsie quand la consommation dépasse 60 ml par kg et par jour), pensez au diabète sucré, à l’insuffisance rénale chronique ou à l’hyperthyroïdie. Ces trois maladies figurent parmi les plus fréquentes chez le chat de plus de 8 ans. Pour approfondir ce sujet, je vous recommande notre guide complet sur les maladies du chat.
Symptômes respiratoires et oculaires à surveiller
Les atteintes respiratoires et oculaires sont souvent liées chez le chat, notamment dans le cadre du coryza, une des maladies les plus répandues dans l’espèce féline.
Symptômes respiratoires
Les signes suivants constituent des symptômes de maladie du chat à ne pas négliger :
- Éternuements fréquents : ils peuvent signaler un coryza, une rhinite allergique ou un polype nasal
- Écoulement nasal : un écoulement clair bilatéral évoque une infection virale ; un écoulement épais, purulent ou unilatéral oriente vers une infection bactérienne ou un corps étranger
- Respiration bouche ouverte : c’est toujours une urgence chez le chat. Ce signe peut indiquer un épanchement pleural, un asthme sévère ou une insuffisance cardiaque
- Toux : contrairement au chien, le chat tousse rarement. Une toux féline doit faire rechercher un asthme, une bronchite chronique ou des vers pulmonaires
Symptômes oculaires
Les yeux du chat sont un excellent indicateur de son état de santé général. Un œil qui coule, une rougeur conjonctivale, un œil mi-clos en permanence ou une troisième paupière visible (membrane nictitante) signalent un problème qui peut être local (conjonctivite, ulcère cornéen) ou systémique (coryza, toxoplasmose). Pour en savoir plus sur ces affections, consultez notre article dédié aux maladies des yeux chez le chat.

Voir aussi Maladie des yeux chez le chat : causes et solutions ?
Symptômes cutanés et anomalies du pelage
La peau et le pelage de votre chat reflètent directement son état de santé interne. Plusieurs symptômes cutanés méritent votre attention.
Perte de poils anormale
Une alopécie (perte de poils) localisée ou généralisée peut avoir des origines très variées : parasites (puces, teigne, démodécie), allergies alimentaires ou environnementales, troubles hormonaux ou léchage compulsif lié au stress. Les zones sans poils, symétriques sur le ventre et l’intérieur des cuisses, orientent souvent vers un léchage excessif d’origine comportementale.
Démangeaisons et grattage
Un chat qui se gratte frénétiquement, qui se mordille ou qui se frotte contre les meubles de manière excessive souffre probablement de prurit. Les puces restent la cause numéro un, même chez les chats d’intérieur (les puces peuvent entrer par les chaussures ou les vêtements). La gale du chat provoque également un prurit intense, surtout au niveau des oreilles et de la tête.
Lésions cutanées
Les croûtes, plaques rouges, nodules ou ulcères sur la peau de votre chat ne doivent jamais être ignorés. Certaines lésions peuvent correspondre à un complexe granulome éosinophilique (maladie allergique), à une dermatite miliaire ou, plus rarement, à un carcinome épidermoïde (cancer de la peau), notamment sur les zones peu pigmentées comme le nez ou les oreilles chez les chats blancs. La maladie de peau du chat peut aussi être le signe d’une atteinte plus profonde.
Problèmes auriculaires
Un cérumen noirâtre abondant, un chat qui secoue la tête ou se gratte les oreilles en permanence présente probablement une otite parasitaire (gale auriculaire) ou une otite bactérienne. Ces affections sont détaillées dans notre article sur les maladies de l’oreille chez le chat.
Les maladies les plus courantes chez le chat
Quelles sont les maladies les plus courantes chez les chats ? En tant que vétérinaire, voici celles que je diagnostique le plus fréquemment, avec leurs principaux symptômes.
Le coryza (rhinotrachéite virale)
C’est sans doute la maladie la plus courante liée aux chats. Elle associe éternuements, écoulement nasal et oculaire, fièvre et perte d’appétit. Causée par plusieurs agents (herpèsvirus, calicivirus, chlamydophila), elle peut devenir chronique et récidiver au moindre stress. Le vaccin reste le meilleur moyen de prévention, comme le recommande le référentiel vaccinal vétérinaire français.
L’insuffisance rénale chronique
Elle touche environ 30 % des chats de plus de 15 ans. Les symptômes apparaissent progressivement : soif accrue, augmentation du volume urinaire, perte de poids, vomissements, mauvaise haleine. Quand les symptômes deviennent visibles, les reins ont déjà perdu environ 75 % de leur fonction. Un bilan sanguin annuel à partir de 7 ans permet un dépistage précoce.
Le diabète sucré
Fréquent chez le chat en surpoids, il se manifeste par une soif excessive, des urines abondantes, un appétit augmenté malgré une perte de poids. Sans traitement, le chat peut développer une neuropathie diabétique (démarche plantigrade, le chat marche sur les talons).
La leucose féline (FeLV)
Cette maladie du chat transmissible entre félins par la salive, les sécrétions nasales et le sang provoque une immunodéficience progressive. Les symptômes sont variés : amaigrissement, infections récurrentes, anémie, tumeurs (lymphomes). C’est une maladie potentiellement mortelle pour laquelle il existe un vaccin efficace.
Le FIV (immunodéficience féline)
Surnommé « sida du chat », le FIV se transmet principalement par morsure. Il entraîne une baisse progressive des défenses immunitaires. Un chat FIV positif peut vivre des années sans symptôme, puis développer des infections opportunistes à répétition. Il n’existe pas de vaccin disponible en France.
L’hyperthyroïdie
Très fréquente après 10 ans, elle se traduit par un amaigrissement malgré un appétit vorace, une agitation, des vomissements et une accélération du rythme cardiaque. Le diagnostic repose sur un simple dosage de T4 dans le sang.
Tableau récapitulatif : symptômes et niveaux d’urgence
Pour vous aider à évaluer rapidement la situation, voici un tableau synthétique que j’utilise régulièrement pour expliquer les niveaux de gravité à mes clients.
| Symptôme observé | Cause possible | Niveau d’urgence | Délai de consultation |
|---|---|---|---|
| Respiration bouche ouverte | Épanchement pleural, asthme, insuffisance cardiaque | Urgence vitale | Immédiat |
| Impossibilité d’uriner (mâle) | Obstruction urinaire | Urgence vitale | Immédiat |
| Convulsions | Intoxication, épilepsie, encéphalopathie | Urgence vitale | Immédiat |
| Hémorragie, traumatisme | Accident, chute, morsure profonde | Urgence vitale | Immédiat |
| Anorexie > 48 h | Lipidose hépatique, infection, douleur | Urgence modérée | Dans la journée |
| Vomissements répétés (> 3/jour) | Corps étranger, pancréatite, intoxication | Urgence modérée | Dans la journée |
| Diarrhée sanglante | Panleucopénie, parasites, MICI | Urgence modérée | Dans la journée |
| Boiterie soudaine | Fracture, luxation, thromboembolie | Urgence modérée | Dans les 24 h |
| Éternuements avec écoulement purulent | Coryza bactérien, corps étranger nasal | Surveillance | Sous 48 h |
| Perte de poids progressive | IRC, diabète, hyperthyroïdie, cancer | Surveillance | Sous 1 semaine |
| Grattage excessif | Puces, gale, allergie | Non urgent | Sous 1 à 2 semaines |
| Mauvaise haleine persistante | Maladie parodontale, IRC | Non urgent | Lors du prochain rendez-vous |
Quand faut-il s’inquiéter et consulter en urgence ?
Quand faut-il s’inquiéter pour son chat ? C’est la question que mes clients me posent le plus souvent. Voici ma règle simple : en cas de doute, consultez. Il vaut toujours mieux une consultation rassurante qu’un retard de diagnostic.
Cependant, certaines situations imposent une consultation immédiate, de jour comme de nuit :
- Votre chat respire la bouche ouverte ou présente des efforts respiratoires visibles
- Votre chat mâle fait des allers-retours à la litière sans uriner, se lèche le pénis et miaule de douleur
- Votre chat présente des convulsions ou une perte de connaissance
- Votre chat a ingéré un produit toxique (antigel, lys, médicament humain, raticide)
- Votre chat est paralysé des pattes arrière (suspicion de thromboembolie aortique)
- Votre chat saigne abondamment ou a subi un traumatisme grave (chute, accident de la route)
Dans ces cas, n’attendez pas le lendemain. En France, le numéro 3115 vous oriente vers le service de garde vétérinaire le plus proche, 24 heures sur 24. Vous pouvez aussi consulter nos guides par ville : urgences vétérinaires à Toulon, à Lille ou notre guide pour trouver un vétérinaire en toute urgence.
D’autres situations justifient une consultation dans les 24 à 48 heures :
- Anorexie depuis plus de 24 heures
- Vomissements ou diarrhée répétés sur plus d’une journée
- Fièvre (température rectale supérieure à 39,5 °C)
- Boiterie marquée empêchant la marche normale
- Œil fermé, gonflé ou très rouge
- Chat mourant avec des symptômes visibles d’abattement extrême, déshydratation ou hypothermie

Prévention et dépistage : protéger votre chat au quotidien
La meilleure façon de lutter contre la maladie chez le chat reste la prévention. Voici les mesures que je recommande systématiquement à mes clients.
La vaccination
Le protocole vaccinal de base protège contre le typhus (panleucopénie), le coryza et la leucose. La primo-vaccination se fait dès l’âge de 8 semaines avec deux injections espacées de 3 à 4 semaines, suivies d’un rappel annuel. Pour les chats d’extérieur, le vaccin contre la rage peut être ajouté, surtout en cas de voyage. Les recommandations vaccinales sont régulièrement mises à jour par les instances scientifiques vétérinaires, conformément aux lignes directrices de l’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA).
La vermifugation
Les parasites internes (vers ronds, vers plats) peuvent provoquer des troubles digestifs, un amaigrissement et, chez le chaton, un retard de croissance. Je recommande de vermifuger 2 fois par an un chat strictement d’intérieur et 4 fois par an un chat ayant accès à l’extérieur. Pour les chatons, la vermifugation se fait tous les mois jusqu’à 6 mois.
La lutte antiparasitaire externe
Les puces et les tiques ne sont pas seulement désagréables : elles transmettent des maladies (hémobartonellose, ténia). Un traitement antiparasitaire externe régulier, adapté au chat (attention, de nombreux produits pour chiens sont mortels pour le chat, notamment ceux contenant de la perméthrine), est indispensable toute l’année.
Le bilan de santé annuel
À partir de 7 ans, je recommande un bilan sanguin annuel comprenant au minimum une numération formule sanguine, un bilan rénal (urée, créatinine, SDMA) et un dosage de la T4. Ce dépistage permet de détecter une insuffisance rénale, un diabète ou une hyperthyroïdie avant l’apparition des symptômes cliniques. Pour le chat senior (plus de 12 ans), un bilan semestriel est idéal.
L’alimentation adaptée
Une alimentation de qualité, adaptée à l’âge et au statut physiologique de votre chat (stérilisé ou non, d’intérieur ou d’extérieur), contribue à maintenir un poids de forme et à prévenir de nombreuses maladies. Pour les chatons récemment stérilisés, nous avons rédigé un guide alimentaire spécifique qui vous aidera à adapter sa ration.
À retenir
- Observez votre chat 5 minutes par jour sans interaction pour repérer les changements subtils de comportement
- Un chat qui ne mange plus depuis 24 heures ou qui respire bouche ouverte nécessite une consultation sans délai
- Vermifugez 2 fois par an (chat d’intérieur) ou 4 fois par an (chat d’extérieur) et maintenez la vaccination à jour
- Faites réaliser un bilan sanguin annuel à partir de 7 ans pour dépister précocement l’insuffisance rénale, le diabète et l’hyperthyroïdie
- En cas d’urgence, appelez le 3115 pour être orienté vers le service de garde vétérinaire le plus proche
Questions fréquentes
Quelles sont les maladies les plus courantes chez les chats ?
Les maladies félines les plus fréquentes en consultation sont le coryza (rhinotrachéite virale), l’insuffisance rénale chronique (surtout après 10 ans), le diabète sucré, l’hyperthyroïdie, les affections urinaires basses (cystite, calculs), la maladie parodontale et les dermatites allergiques. Chez les chats non vaccinés ayant accès à l’extérieur, la leucose féline (FeLV) et le FIV sont également courants. La plupart de ces maladies peuvent être dépistées précocement grâce à un suivi vétérinaire régulier.
Quand faut-il s’inquiéter pour son chat ?
Vous devez vous inquiéter et consulter immédiatement si votre chat respire la bouche ouverte, convulse, est paralysé des pattes arrière, saigne abondamment ou ne parvient plus à uriner (surtout chez le mâle). Une consultation rapide (dans les 24 à 48 heures) s’impose en cas d’anorexie prolongée, de vomissements ou diarrhée répétés, de fièvre ou de boiterie marquée. En règle générale, tout changement brutal de comportement justifie au minimum un appel à votre vétérinaire.
Quelle est la maladie la plus courante liée aux chats ?
Le coryza du chat est considéré comme la maladie infectieuse la plus répandue chez les félins. Il est causé par l’association de plusieurs agents pathogènes (herpèsvirus félin, calicivirus, Chlamydophila felis) et se manifeste par des éternuements, un écoulement nasal et oculaire, de la fièvre et une perte d’appétit. Un vaccin efficace existe et fait partie du protocole vaccinal de base recommandé par les vétérinaires.
Comment savoir si mon chat a de la fièvre sans thermomètre ?
Sans thermomètre, certains indices peuvent vous orienter : des oreilles et un nez chauds et secs, une léthargie inhabituelle, un refus de manger, des frissons ou un pelage hérissé. Cependant, ces signes ne sont pas fiables à 100 %. La seule méthode précise reste la prise de température rectale avec un thermomètre digital (la température normale se situe entre 38 et 39 °C). Au-delà de 39,5 °C, on parle de fièvre et une consultation est recommandée.
Mon chat perd ses poils par plaques, est-ce grave ?
Une perte de poils localisée (alopécie en plaques) peut avoir plusieurs causes : teigne (champignon transmissible à l’humain), allergie aux puces, dermatite atopique, démodécie ou léchage compulsif lié au stress. Bien que certaines causes soient bénignes, d’autres nécessitent un traitement spécifique. Je recommande une consultation vétérinaire dans les jours qui suivent l’apparition des lésions, notamment si les plaques s’étendent, si la peau est rouge ou croûteuse, ou si votre chat se gratte intensément.
Les maladies du chat sont-elles transmissibles à l’homme ?
Certaines maladies félines sont effectivement des zoonoses, c’est-à-dire transmissibles à l’humain. Les plus connues sont la teigne (infection fongique cutanée), la toxoplasmose (dangereuse pour la femme enceinte), la maladie des griffes du chat (bartonellose) et certains parasites digestifs. En revanche, le FIV et la leucose féline ne sont pas transmissibles à l’homme. Une hygiène de base (lavage des mains, nettoyage régulier de la litière, vermifugation) suffit à minimiser les risques de transmission.
Rédactrice spécialisée en santé animale depuis douze ans. Elle n'est pas vétérinaire et ne délivre aucun avis médical : les articles sont documentaires et ne remplacent pas une consultation.
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