Une griffure anodine, un ganglion qui gonfle sous l’aisselle dix jours plus tard, et la question tombe : est-ce la maladie des griffes du chat ? Chaque année en France, on estime entre 4 et 10 cas pour 100 000 habitants, principalement chez les enfants et les jeunes adultes qui jouent avec des chatons. Derrière ce nom un peu folklorique se cache une infection bactérienne bien réelle, la bartonellose, provoquée par Bartonella henselae. La bonne nouvelle : dans la grande majorité des cas, elle guérit spontanément. La mauvaise : sans les bons réflexes, elle peut traîner plusieurs semaines et, chez les personnes immunodéprimées, entraîner des complications sérieuses.
Dans cet article
- La maladie des griffes du chat est causée par la bactérie Bartonella henselae, transmise par les puces du chat
- Le symptôme principal est une adénopathie régionale (ganglion gonflé) apparaissant 1 à 3 semaines après la griffure
- La guérison spontanée survient dans 90 % des cas en 2 à 4 mois sans traitement
- Un traitement antibiotique (azithromycine) est recommandé pour les formes sévères ou les patients immunodéprimés
- Le traitement antiparasitaire du chat contre les puces reste la meilleure prévention
- Le diagnostic repose sur la sérologie et l’anamnèse (notion de contact avec un chat)
Sommaire
- Comprendre Bartonella henselae : la bactérie en cause
- Comment le chat transmet la bactérie à l’humain
- Les symptômes de la maladie des griffes du chat chez l’humain
- Formes atypiques et complications possibles
- Comment poser le diagnostic
- Traitement et conduite à tenir
- Prévenir la maladie des griffes du chat
- Mon chat est porteur : que faire côté vétérinaire
Comprendre Bartonella henselae : la bactérie en cause
La maladie des griffes du chat, aussi appelée lymphoréticulose bénigne d’inoculation, est provoquée par une bactérie gram-négative intracellulaire : Bartonella henselae. Cette bactérie appartient au genre Bartonella, qui compte plus de 40 espèces, mais c’est bien B. henselae qui est responsable de la quasi-totalité des cas humains. Selon les données de l’Institut Pasteur, la bactérie a été identifiée formellement en 1992, même si la maladie était décrite depuis les années 1950.
Le réservoir principal est le chat domestique, en particulier les chatons de moins d’un an. Environ 15 à 40 % des chats sont porteurs de la bactérie à un moment donné de leur vie, souvent sans présenter le moindre symptôme. La bactérie circule dans le sang du chat pendant des semaines, voire des mois, et se concentre notamment sous les griffes lorsque l’animal se gratte à cause des puces.
Un point essentiel à retenir : le chat n’est pas malade. Il est porteur sain dans l’immense majorité des cas. C’est d’ailleurs ce qui rend la prévention si importante, car rien dans le comportement de l’animal ne signale le danger. Pour mieux comprendre les signes qui doivent alerter chez votre félin de manière générale, je vous recommande de consulter mon article sur les symptômes de maladie du chat.
Voir aussi Poils collés chez le chat : ce que ça révèle vraiment sur sa santé
Comment le chat transmet la bactérie à l’humain
La transmission de Bartonella henselae suit un circuit bien précis, et la puce du chat (Ctenocephalides felis) en est le maillon central. Voici la chaîne de contamination :
- Le chat est infecté par les déjections de puces contaminées qui pénètrent par des microlésions cutanées
- La bactérie se multiplie dans le sang du chat et se dépose sous ses griffes lorsqu’il se gratte
- Le chat griffre ou mord un humain, inoculant la bactérie dans la peau
- La bactérie migre vers le ganglion lymphatique le plus proche du site d’inoculation

Il est important de noter que la transmission directe de la puce à l’humain n’est pas démontrée de façon formelle, même si elle reste théoriquement possible. La voie principale reste la griffure, et dans une moindre mesure la morsure. Le simple léchage d’une plaie ouverte par un chat infecté peut aussi suffire.
Les facteurs de risque sont clairs : posséder un chaton de moins de 12 mois, avoir un chat infesté de puces, ou manipuler des chats errants. Les enfants entre 5 et 14 ans sont les plus touchés car ils jouent souvent de façon brusque avec les chatons, s’exposant aux griffures. D’ailleurs, si votre chat souffre de puces, le traitement antiparasitaire est la première barrière de protection ; j’en parle en détail dans mon article sur les traitements efficaces contre les puces, qui s’applique aussi aux chats.
Les symptômes de la maladie des griffes du chat chez l’humain
L’évolution de la maladie griffe du chat symptôme suit un schéma assez caractéristique que je vais détailler étape par étape.
Phase 1 : la lésion d’inoculation (jours 3 à 10)
Au site de la griffure ou de la morsure apparaît une papule rouge-brun, parfois vésiculeuse, de 2 à 5 mm de diamètre. Cette petite lésion est souvent confondue avec une simple réaction inflammatoire post-griffure. Elle est indolore et peut passer totalement inaperçue, surtout si la griffure était superficielle. En consultation, je constate que la plupart des propriétaires ne s’en souviennent même pas lorsqu’ils consultent plus tard pour le ganglion.
Phase 2 : l’adénopathie régionale (semaines 1 à 3)
C’est le symptôme cardinal de la maladie. Un ou plusieurs ganglions lymphatiques gonflent dans le territoire de drainage de la griffure :
- Griffure à la main ou à l’avant-bras : ganglion au coude ou à l’aisselle
- Griffure au visage : ganglion au cou ou sous la mâchoire
- Griffure à la jambe : ganglion à l’aine
Le ganglion atteint 1 à 5 cm de diamètre, parfois davantage. Il est sensible à la palpation, ferme, et la peau en regard peut être rouge et chaude. Dans environ 10 à 15 % des cas, le ganglion suppure et peut fistuliser, c’est-à-dire s’ouvrir spontanément à la peau pour laisser s’écouler du pus.
Phase 3 : les signes généraux
Environ la moitié des patients présentent des symptômes généraux modérés :
- Fièvre modérée (38 à 38,5 °C), rarement supérieure à 39 °C
- Fatigue parfois marquée, pouvant durer plusieurs semaines
- Maux de tête
- Douleurs musculaires et articulaires diffuses
- Perte d’appétit
| Symptôme | Fréquence | Délai d’apparition | Durée moyenne |
|---|---|---|---|
| Papule d’inoculation | 50 à 90 % | 3 à 10 jours | 1 à 3 semaines |
| Adénopathie régionale | 85 à 100 % | 1 à 3 semaines | 2 à 4 mois |
| Fièvre modérée | 30 à 50 % | 1 à 3 semaines | 1 à 2 semaines |
| Fatigue prolongée | 30 à 40 % | 2 à 4 semaines | Plusieurs semaines |
| Suppuration du ganglion | 10 à 15 % | 3 à 6 semaines | Variable |
| Formes atypiques | 5 à 14 % | Variable | Variable |
La particularité de cette maladie est sa durée. Même dans les formes bénignes, le ganglion peut rester gonflé pendant 2 à 4 mois, ce qui inquiète souvent les patients et leur entourage. Je rassure systématiquement : dans 90 % des cas, tout rentre dans l’ordre sans séquelle.

Formes atypiques et complications possibles
Si la forme classique est bénigne, 5 à 14 % des cas se présentent sous des formes atypiques qui méritent une attention particulière. Selon le Manuel MSD, ces formes concernent surtout les patients immunodéprimés.
Le syndrome oculoglandulaire de Parinaud
Lorsque la bactérie est inoculée au niveau de l’œil (le chat lèche ou griffe près de la conjonctive), une conjonctivite granulomateuse unilatérale apparaît, associée à un ganglion pré-auriculaire. Cette forme représente environ 5 % des cas et guérit généralement sans séquelle visuelle. Pour en savoir plus sur les problèmes oculaires chez le chat lui-même, consultez mon article sur les maladies des yeux du chat.
Les complications neurologiques
Rares (1 à 2 % des cas), elles peuvent inclure une encéphalopathie se manifestant par des convulsions, une confusion ou des troubles du comportement. La récupération est habituellement complète, mais peut prendre plusieurs mois.
Les atteintes hépatiques et spléniques
Une hépatite granulomateuse ou des micro-abcès spléniques peuvent survenir, surtout chez l’enfant. Une fièvre prolongée inexpliquée chez un enfant en contact avec des chats doit faire évoquer ce diagnostic.
L’angiomatose bacillaire et la péliose
Ces formes graves sont quasi exclusivement observées chez les patients immunodéprimés, en particulier les personnes vivant avec le VIH dont les CD4 sont bas. L’angiomatose bacillaire se manifeste par des lésions cutanées vasculaires rouge violacé, tandis que la péliose touche le foie et la rate. Ces formes nécessitent un traitement antibiotique prolongé et un suivi médical rapproché.
Voir aussi Maladies de peau du chien : les 8 causes les plus fréquentes en consultation
Comment poser le diagnostic
Le diagnostic de la maladie des griffes du chat repose sur un faisceau d’arguments. D’après les recommandations de l’Assurance Maladie, la démarche diagnostique associe :
L’anamnèse
Le médecin recherche systématiquement la notion de contact avec un chat, en particulier un chaton. La question de la griffure ou de la morsure est centrale, mais il faut aussi penser aux contacts indirects (léchage d’une plaie, puce). En consultation vétérinaire, lorsqu’un propriétaire me signale qu’un membre de sa famille présente un ganglion gonflé après une griffure, je l’oriente immédiatement vers son médecin traitant tout en vérifiant le statut antiparasitaire du chat.
La sérologie
Le dosage des anticorps anti-Bartonella henselae (IgM et IgG) par immunofluorescence indirecte est l’examen de référence. Un taux d’IgG supérieur à 1/256 est fortement évocateur d’une infection active. Les IgM, plus précoces, confirment une infection récente.
Les examens complémentaires
- PCR sur biopsie ganglionnaire : très spécifique, elle identifie l’ADN bactérien directement
- Échographie abdominale : en cas de fièvre prolongée, pour rechercher des micro-abcès hépatiques ou spléniques
- Biopsie ganglionnaire : rarement nécessaire, mais utile pour exclure un lymphome en cas de doute
- Bilan sanguin : VS et CRP modérément élevées, parfois une légère leucocytose
Le diagnostic différentiel inclut la tuberculose ganglionnaire, le lymphome, la toxoplasmose et d’autres causes d’adénopathies chroniques. C’est pourquoi l’anamnèse précise concernant le contact avec un chat est si précieuse. La maladie des griffes du chat fait partie des maladies du chat transmissibles à l’humain, un sujet que j’ai déjà abordé en détail.
Traitement et conduite à tenir
La prise en charge de la maladie des griffes du chat dépend de la sévérité des symptômes et du terrain du patient.
Les formes simples : surveillance et patience
Dans 90 % des cas, la maladie guérit spontanément en 2 à 4 mois. Le traitement est alors purement symptomatique :
- Antalgiques (paracétamol) pour la douleur et la fièvre
- Repos adapté en cas de fatigue marquée
- Surveillance de l’évolution du ganglion
- Consultation médicale de contrôle à 4 à 6 semaines
Si le ganglion suppure et devient très douloureux, une ponction-aspiration à l’aiguille peut soulager le patient. L’incision-drainage chirurgicale est déconseillée car elle favorise la fistulisation chronique.
Les formes nécessitant un antibiotique
Un traitement antibiotique est indiqué dans les situations suivantes :
| Situation clinique | Antibiotique recommandé | Posologie adulte | Durée |
|---|---|---|---|
| Forme modérée chez l’immunocompétent | Azithromycine | 500 mg J1 puis 250 mg/j | 5 jours |
| Forme sévère chez l’immunocompétent | Doxycycline + rifampicine | 200 mg/j + 600 mg/j | 14 jours |
| Patient immunodéprimé | Doxycycline ou érythromycine | 200 mg/j ou 2 g/j | 6 semaines à 4 mois |
| Angiomatose bacillaire | Érythromycine ou doxycycline | 2 g/j ou 200 mg/j | 3 à 4 mois minimum |
| Syndrome oculoglandulaire | Azithromycine | 500 mg J1 puis 250 mg/j | 5 jours |

D’après mon expérience clinique de plus de douze ans, je constate que les propriétaires s’inquiètent souvent davantage pour eux-mêmes que pour leur chat. Je les rassure : la maladie est bénigne dans la grande majorité des cas, et le chat, lui, n’a besoin d’aucun traitement antibiotique puisqu’il est porteur asymptomatique.
Que faire immédiatement après une griffure
Les gestes de premiers soins sont simples mais essentiels :
- Laver la plaie abondamment à l’eau tiède et au savon pendant au moins 5 minutes
- Désinfecter avec un antiseptique (chlorhexidine, povidone iodée)
- Ne pas refermer la plaie (pas de suture, pas de pansement occlusif)
- Vérifier le statut du rappel antitétanique
- Surveiller l’apparition d’un ganglion dans les 3 semaines suivantes
Si une rougeur importante, un gonflement ou une traînée lymphangitique apparaît autour de la griffure dans les 48 heures, consultez votre médecin sans attendre. Ces signes peuvent aussi évoquer une surinfection bactérienne classique (staphylocoque, streptocoque) qui nécessite un traitement distinct.
Prévenir la maladie des griffes du chat
La prévention repose sur deux axes complémentaires : limiter l’infestation du chat par les puces et réduire le risque de griffure.
Traitement antiparasitaire du chat
C’est la mesure la plus efficace. Sans puces, le chat ne s’infecte pas (ou se débarrasse plus vite de la bactérie), et le risque de transmission à l’humain chute drastiquement. Je recommande :
- Un antiparasitaire externe mensuel toute l’année (pipette, comprimé ou collier selon la tolérance)
- Le traitement de l’environnement (paniers, coussins, tapis) en cas d’infestation avérée
- Le traitement simultané de tous les animaux du foyer, y compris les chiens
Pour approfondir la question du traitement antiparasitaire global de vos animaux, consultez aussi mes articles sur la fréquence de vermifugation du chaton et quand vermifuger votre chien. La protection antiparasitaire complète est un pilier de la prévention des zoonoses.
Réduire le risque de griffure
- Apprendre aux enfants à manipuler les chats avec douceur et à ne pas jouer de façon brusque
- Éviter de laisser un chat lécher une plaie ouverte
- Couper régulièrement les griffes du chat (tous les 15 jours)
- Ne pas adopter de chat errant sans bilan vétérinaire préalable
- Les personnes immunodéprimées devraient privilégier un chat adulte (plus de 2 ans) plutôt qu’un chaton
Mesures spécifiques pour les personnes à risque
Les patients sous immunosuppresseurs, les personnes vivant avec le VIH, les transplantés et les patients sous chimiothérapie doivent être particulièrement vigilants. Le ministère de l’Agriculture recommande dans ses fiches zoonoses que ces personnes évitent les contacts avec les chatons et veillent au traitement antipuces rigoureux de tout chat du foyer. Aucune recommandation officielle ne préconise de se séparer de son chat : la cohabitation reste possible avec des précautions adaptées.
Mon chat est porteur : que faire côté vétérinaire
Côté vétérinaire, la question se pose régulièrement : faut-il tester son chat ? Faut-il le traiter ? Voici ma position, partagée par la majorité de la communauté vétérinaire.
Le dépistage du chat
Un test sérologique ou une PCR sanguine peut confirmer la bactériémie à Bartonella chez le chat. Toutefois, ce test a des limites :
- La bactériémie est intermittente : un test négatif n’exclut pas le portage
- Un chat séropositif n’est pas forcément contagieux au moment du test
- Le test coûte entre 50 et 80 euros selon le laboratoire
Je recommande le dépistage dans deux situations précises : lorsqu’un membre du foyer est immunodéprimé, ou après un cas humain confirmé de maladie des griffes du chat dans la famille.
Le traitement du chat porteur
L’antibiothérapie du chat (azithromycine, doxycycline) peut réduire temporairement la bactériémie, mais n’élimine pas définitivement le portage. Le chat peut se réinfecter par ses puces. C’est pourquoi le traitement antiparasitaire reste la priorité absolue.
Un chat dont le pelage est collé ou terne peut signaler un problème de santé sous-jacent qui fragilise son système immunitaire et le rend plus susceptible de devenir porteur. Restez attentif à l’état général de votre félin.
Faut-il se séparer de son chat ?
Non. Aucune autorité sanitaire ne recommande l’abandon ou l’euthanasie d’un chat porteur de Bartonella. Les mesures de prévention (antipuces, hygiène des griffures, coupe des griffes) suffisent à réduire le risque à un niveau acceptable, y compris pour les personnes immunodéprimées. Le bénéfice psychologique et social de la compagnie d’un animal de compagnie est reconnu et ne doit pas être sacrifié pour un risque maîtrisable.
À retenir
- Lavez toute griffure de chat au savon et à l’eau pendant 5 minutes, puis désinfectez immédiatement
- Surveillez l’apparition d’un ganglion gonflé dans les 3 semaines suivant une griffure
- Traitez votre chat contre les puces tous les mois, toute l’année, même s’il vit en intérieur
- La guérison spontanée survient dans 90 % des cas ; ne paniquez pas mais consultez si la fièvre dépasse 39 °C
- Les personnes immunodéprimées doivent éviter les chatons et maintenir un traitement antipuces rigoureux
Questions fréquentes
Comment se soigne la maladie des griffes du chat ?
Dans 90 % des cas, la maladie guérit spontanément en 2 à 4 mois sans traitement spécifique. Des antalgiques (paracétamol) suffisent pour gérer la douleur et la fièvre. Lorsque les symptômes sont plus marqués ou chez les patients immunodéprimés, un traitement antibiotique est prescrit : azithromycine pendant 5 jours pour les formes modérées, ou doxycycline associée à la rifampicine pendant 14 jours pour les formes sévères. La ponction du ganglion peut être nécessaire en cas de suppuration douloureuse.
La durée totale de la maladie varie selon la forme. Le ganglion gonflé persiste en moyenne 2 à 4 mois, ce qui peut sembler long mais reste normal. La fièvre, quand elle est présente, dure généralement 1 à 2 semaines. La fatigue peut se prolonger sur plusieurs semaines. Dans les formes atypiques ou chez les patients immunodéprimés, la maladie peut durer plus longtemps et nécessiter un traitement antibiotique de 3 à 4 mois.Combien de temps dure la maladie des griffes du chat ?
Pas forcément. Un gonflement immédiat autour de la griffure (dans les 24 à 48 heures) évoque plutôt une surinfection bactérienne classique (staphylocoque). La maladie des griffes du chat se manifeste typiquement par un ganglion gonflé 1 à 3 semaines après la griffure, à distance du site (aisselle, coude, aine). Si la rougeur s’étend rapidement avec une traînée rouge le long du bras, consultez en urgence : il peut s’agir d’une lymphangite nécessitant un antibiotique rapide.Mon chat m’a griffé et la griffure gonfle : est-ce la maladie des griffes du chat ?
Oui. Il n’existe aucun vaccin contre Bartonella henselae chez le chat. Les vaccins habituels (typhus, coryza, leucose, rage) ne protègent pas contre cette bactérie. Un chat parfaitement vacciné peut donc être porteur de Bartonella et la transmettre. La seule prévention efficace est le traitement antiparasitaire contre les puces, qui coupe la chaîne de transmission en empêchant le chat de s’infecter ou de se réinfecter.Un chat vacciné peut-il transmettre la maladie des griffes du chat ?
Le risque est nettement plus faible mais pas nul. Un chat d’intérieur peut attraper des puces apportées par un autre animal du foyer, par des visiteurs, ou par des puces présentes dans l’environnement (cave, grenier, parquet ancien). Un chat d’intérieur qui n’a jamais eu de puces et qui ne sort jamais a un risque quasi nul d’être porteur de Bartonella. Par précaution, je recommande tout de même un traitement antipuces régulier, même pour les chats d’appartement.Les chats d’intérieur peuvent-ils transmettre la bartonellose ?
Consultez votre médecin si vous observez : un ganglion gonflé et douloureux dans les semaines suivant une griffure, une fièvre supérieure à 38,5 °C persistant plus de 3 jours, une rougeur ou un gonflement important autour de la plaie, ou si vous êtes immunodéprimé. En revanche, une griffure superficielle qui cicatrise normalement sans ganglion ne nécessite pas de consultation particulière au-delà du lavage et de la désinfection.Quand faut-il consulter un médecin après une griffure de chat ?
Rédactrice spécialisée en santé animale depuis douze ans. Elle n'est pas vétérinaire et ne délivre aucun avis médical : les articles sont documentaires et ne remplacent pas une consultation.
Sources
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